Publié le 20 février 2026. Un jet privé de luxe de l’avionneur suisse Pilatus s’est renversé sur la queue dans un hangar de l’usine de Stans, dans le canton de Nidwald. L’incident, qui n’a pas fait de blessés, est dû à un déplacement du centre de gravité de l’appareil.
- Un jet privé PC-24 s’est renversé sur la queue dans un hangar de l’usine Pilatus à Stans.
- L’incident est lié à un déséquilibre du centre de gravité causé par des composants manquants.
- Aucun blessé n’est à déplorer, seuls des dégâts matériels mineurs ont été constatés.
Scène inhabituelle ce vendredi à l’usine Pilatus de Stans, dans le canton de Nidwald : un jet privé PC-24, l’un des fleurons de l’avionneur suisse, s’est retrouvé avec le nez en l’air, reposant sur sa queue dans un hangar. Les images montrent un appareil imposant, pesant environ six tonnes et d’une valeur estimée à neuf millions de dollars américains, dans une position précaire.
Le PC-24 est un bimoteur polyvalent capable d’accueillir jusqu’à dix passagers. Il peut être utilisé pour le transport privé, d’affaires, commercial, ou même comme ambulance aérienne, et se distingue par sa capacité à atterrir sur des pistes courtes, qu’elles soient en sable ou en gravier.
Un employé de l’usine, témoin de la scène, s’est exprimé avec surprise : « Une telle erreur ne devrait jamais se produire. Un avion de ce poids, c’est inimaginable si quelqu’un avait été touché. »
Selon le porte-parole de Pilatus, Jérôme Zbinden, l’incident est directement lié à l’attente de composants nécessaires à l’assemblage de la partie avant du fuselage.
« L’incident est dû au fait que les composants actuellement indisponibles pour la partie avant du fuselage n’ont pas encore pu être installés. »
Jérôme Zbinden, porte-parole de Pilatus
Le manque de poids à l’avant a entraîné un déplacement du centre de gravité, provoquant l’inclinaison progressive de l’appareil sur son train arrière.
Les dégâts matériels sont considérés comme légers et leur évaluation est en cours. Pilatus affirme encourager une culture de l’erreur et s’engage à mener une enquête approfondie pour déterminer les causes exactes de l’incident et prendre les mesures nécessaires pour éviter qu’il ne se reproduise.
« La santé et la sécurité au travail sont toujours une priorité chez Pilatus. »
Jérôme Zbinden, porte-parole de Pilatus