Home International Les États-Unis assurent qu’il y a une « Delcy Rodríguez » à Cuba

Les États-Unis assurent qu’il y a une « Delcy Rodríguez » à Cuba

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Publié le 12 février 2026 à 13h08. Le chef de la mission diplomatique américaine à Cuba, Mike Hammer, anticipe une transition politique imminente sur l’île, révélant des contacts secrets avec des figures clés du régime et évoquant un « plan B » si les négociations échouent.

  • Mike Hammer prévoit une transition politique à Cuba d’ici 2026.
  • Des pourparlers secrets sont en cours avec des hauts responsables cubains, certains membres du gouvernement étant tenus à l’écart.
  • Washington estime que le modèle économique et politique cubain actuel est voué à l’échec.

Dans un entretien accordé à Télémonde à Miami, Mike Hammer a affirmé que des discussions étaient en cours avec des représentants du gouvernement cubain, soulignant l’existence d’une figure influente à Cuba comparable à Delcy Rodríguez, actuelle vice-présidente du Venezuela. Il a cependant refusé de divulguer son identité, se contentant d’affirmer :

« Oui, il y a une Delcy Rodríguez. »

Mike Hammer, chef de la mission diplomatique des États-Unis à Cuba

Ces déclarations font écho à celles de l’ancien président Donald Trump, qui avait récemment indiqué que des négociations avec La Havane étaient en cours. Le gouvernement cubain a démenti l’existence de telles discussions, reconnaissant uniquement des échanges habituels sur des questions d’immigration et de lutte contre le trafic de drogue. Le vice-ministre cubain des Affaires étrangères, Carlos Fernández de Cossío, a qualifié les allégations de divisions internes de « malveillantes », insistant sur l’unité du gouvernement :

« Si vous pensez qu’il y a un fractionnement au sein du gouvernement cubain (…) et une volonté d’un petit groupe de céder les droits souverains de Cuba (…) c’est une mauvaise interprétation. »

Carlos Fernández de Cossío, vice-ministre cubain des Affaires étrangères

Le quotidien espagnol abc a rapporté que le général Alejandro Castro Espín, fils de Raúl Castro, servirait d’intermédiaire dans ces pourparlers, une information que Mike Hammer n’a ni confirmée ni infirmée.

Interrogé sur les délais, le diplomate américain a évoqué à nouveau 2026 comme horizon pour un éventuel changement politique. Il a également averti qu’un « plan B » serait mis en œuvre si aucun progrès n’était constaté dans les semaines à venir, faisant un parallèle avec la situation au Venezuela où, selon lui, la chute de Nicolás Maduro a suivi de près une proposition de dialogue de Donald Trump et une période d’inactivité :

« Nous devons imaginer des dates similaires. »

Mike Hammer, chef de la mission diplomatique des États-Unis à Cuba

Hammer a souligné que Washington privilégie une transition pacifique, tout en insistant sur la nécessité d’un changement à Cuba. Il a également appelé la communauté internationale à soutenir ce processus :

« Personne ne veut voir le sang couler, mais il est très important qu’un changement soit opéré. »

Mike Hammer, chef de la mission diplomatique des États-Unis à Cuba

Le chef de la mission a dressé un tableau sombre de la situation économique et sociale à Cuba, décrivant un effondrement des infrastructures énergétiques, une baisse du tourisme et une augmentation de l’insécurité. Il a affirmé que le modèle cubain actuel n’était pas viable, citant les témoignages de citoyens cubains qui lui ont confié que « la révolution a échoué ».

Mike Hammer a rejeté l’idée que la crise actuelle soit une conséquence des sanctions imposées par l’administration Trump, notamment le décret du 29 janvier imposant des droits de douane aux pays fournissant du pétrole à Cuba. Il a affirmé que la détérioration de la situation était antérieure à ces mesures, soulignant que l’embargo américain ne restreint pas l’accès à la nourriture ou aux médicaments. Il a cependant reconnu que des difficultés logistiques, liées au manque de carburant, entravaient la distribution des marchandises. Selon lui, le véritable problème réside dans l’allocation des ressources à un « appareil d’État répressif », au détriment des besoins essentiels de la population.

Dans un contexte démocratique, Hammer envisage des plans de reconstruction financés par les migrants cubains et les investisseurs étrangers. Il a estimé que la modernisation du système électrique nécessiterait à elle seule environ 10 milliards de dollars (USD), dans un pays dépourvu de ressources naturelles comparables à celles du Venezuela.

Le diplomate a également évoqué les actes de répudiation auxquels il a été confronté à Cuba, tout en soulignant le soutien qu’il reçoit de citoyens qui lui font part de leurs préoccupations. Il a conclu en affirmant que les dirigeants cubains conscients de la situation savent que « cela est déjà terminé », et que les États-Unis cherchent à soutenir le peuple cubain sans légitimer le régime actuel.

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