Publié le 15 février 2026. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a affirmé ce dimanche que les États-Unis soutiennent le développement de capacités militaires propres aux pays européens membres de l’OTAN, soulignant la volonté de Washington de voir une alliance transatlantique renforcée et autonome.
Lors d’une conférence de presse tenue à Bratislava en compagnie du Premier ministre slovaque Robert Fico, Marco Rubio a clairement indiqué que les États-Unis ne souhaitaient pas une dépendance européenne à leur égard.
« Nous ne voulons pas que l’Europe dépende de nous, nous ne lui demandons pas d’être vassale des États-Unis. »
Marco Rubio, secrétaire d’État américain
Il a insisté sur l’importance d’une alliance atlantique forte, capable de dissuader toute agression.
Selon le chef de la diplomatie américaine, le renforcement des capacités militaires européennes est perçu comme un facteur positif pour la sécurité collective.
« Nous voulons que l’alliance soit si forte que personne n’ose jamais la tester, que personne n’ose la contester. Par conséquent, nous saluons toutes les mesures prises par chaque membre pour renforcer l’alliance. »
Marco Rubio, secrétaire d’État américain
Rubio a réaffirmé la volonté des États-Unis de rester un partenaire et un allié de l’Europe, en privilégiant la collaboration.
Abordant la question de l’Iran, le secrétaire d’État a précisé que l’administration américaine privilégiait désormais une solution négociée au programme nucléaire iranien, tout en reconnaissant la complexité de cette tâche. Il a souligné la nature particulière des décideurs iraniens, expliquant qu’ils basent leurs choix géopolitiques sur des considérations théologiques.
« Nous avons affaire à des gens qui prennent des décisions géopolitiques basées sur de la pure théologie. »
Marco Rubio, secrétaire d’État américain
Concernant la Syrie, Marco Rubio a indiqué que les États-Unis avaient choisi de donner aux nouvelles autorités l’opportunité de stabiliser le pays, tout en reconnaissant les défis importants que cela représente. L’alternative, selon lui, serait de laisser la Syrie sombrer dans une nouvelle guerre civile.
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