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Les États-Unis ont exempté la Hongrie des sanctions énergétiques pour l’achat de pétrole et de gaz auprès d’entreprises russes

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Publié le 2019-06-12 03:37:00. La Hongrie a obtenu une exemption d’un an des sanctions américaines sur les importations d’énergie russe, en contrepartie de l’achat de gaz naturel liquéfié (GNL) américain, a annoncé la Maison Blanche suite à une rencontre entre Donald Trump et Viktor Orbán.

  • Exemption d’un an pour la Hongrie sur l’achat de pétrole et de gaz russes.
  • Engagement hongrois d’acquérir pour environ 600 millions de dollars de gaz naturel liquéfié américain.
  • Donald Trump salue la politique migratoire « ferme » de la Hongrie.

Lors d’une rencontre à la Maison Blanche, le président américain Donald Trump a accordé à la Hongrie une exemption d’un an des sanctions visant l’achat de pétrole et de gaz russes. Cette décision fait suite à des discussions avec le Premier ministre hongrois Viktor Orbán. En contrepartie, Budapest s’est engagé à acquérir du gaz naturel liquéfié (GNL) américain d’une valeur d’environ 600 millions de dollars, selon une source anonyme citée par l’AFP.

Donald Trump a justifié cette exemption par les « difficultés logistiques » rencontrées par la Hongrie pour trouver des fournisseurs alternatifs. Viktor Orbán avait souligné la forte dépendance énergétique de son pays vis-à-vis de la Russie, précisant que 85 % du gaz et 65 % du pétrole hongrois proviennent de Moscou. Il avait mis en garde contre les « graves conséquences » d’un arrêt de ces approvisionnements pour l’économie et la population hongroises.

Le président américain a profité de cette rencontre pour critiquer la politique d’autres pays européens qui continuent d’acheter des hydrocarbures russes malgré les demandes de Washington de réduire cette dépendance, notamment après l’invasion de l’Ukraine. « De nombreux pays européens achètent du pétrole et du gaz à la Russie, et ce depuis des années. Je me demande : à quoi ça sert ? », a-t-il interpellé.

Malgré les critiques sur les importations d’énergie russe, l’atmosphère de la rencontre était marquée par une « grande harmonie politique ». Donald Trump a salué à plusieurs reprises la gestion de l’immigration par la Hongrie, encourageant l’Union européenne à s’inspirer de son attitude « ferme » en matière de contrôle des frontières. Il a affirmé que « l’UE devrait respecter la Hongrie et son leader, car ils ont raison en matière de migration ».

Le président américain a dénoncé une Europe « inondée » par la migration, établissant un lien entre cette situation et une potentielle augmentation de la criminalité, bien que les données américaines ne confirment pas cette corrélation. Selon lui, la Hongrie est « très reconnaissable » pour sa politique stricte de contrôle frontalier, en contraste avec d’autres nations qui ont dû ajuster leurs propres politiques migratoires.

Donald Trump a toutefois reconnu que des défis subsistaient dans les relations bilatérales, laissant entendre que la décision concernant l’exemption hongroise n’était pas encore définitive. Il a également réitéré son intérêt pour une rencontre avec Vladimir Poutine à Budapest afin de discuter du conflit en Ukraine, tout en admettant que les conditions actuelles ne permettaient pas une telle réunion.

Cette exemption pour la Hongrie intervient alors que le secrétaire au Trésor américain, Steven Mnuchin, a annoncé une « augmentation substantielle » des restrictions économiques à l’encontre de Moscou. Le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) a ciblé les principales compagnies pétrolières russes, Rosneft et Lukoil, ainsi que plus de trente de leurs filiales nationales. « Il est désormais temps de mettre un terme aux massacres et d’instaurer un cessez-le-feu immédiat. Face au refus du président russe Vladimir Poutine pour mettre fin à cette guerre insensée, le Trésor sanctionne les deux plus grandes compagnies pétrolières russes qui financent la machine de guerre du Kremlin », a déclaré Mnuchin dans un communiqué.

Washington a accordé un délai d’un mois aux entreprises pour rompre leurs liens avec Rosneft et Lukoil, sous peine de sanctions secondaires susceptibles de leur interdire l’accès aux banques, commerçants, compagnies maritimes et assureurs américains. Ces mesures visent à réduire le financement de l’invasion de l’Ukraine.

Parallèlement, Viktor Orbán a exprimé un point de vue divergent des autres dirigeants européens, affirmant que l’Ukraine aurait besoin d’un « miracle » pour vaincre les troupes russes.

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