Publié le 2025-10-19 01:15:00. Les États-Unis ont alerté sur un projet du Hamas d’attaquer des civils palestiniens, une manœuvre qui violerait le cessez-le-feu en cours avec Israël et menacerait la trêve. Washington a promis des mesures si cette offensive se concrétisait.
- Les États-Unis disposent de « rapports crédibles » sur une attaque imminente du Hamas contre des civils palestiniens.
- Cette action représenterait une violation grave de l’accord de cessez-le-feu négocié avec Israël.
- Les États-Unis ont informé les pays garants de la trêve et menacent d’intervenir pour protéger la population de Gaza et préserver l’accord.
Le Département d’État américain a souligné que cette attaque planifiée par le Hamas contre des civils palestiniens serait une violation directe et grave de l’accord de cessez-le-feu, compromettant ainsi les progrès réalisés grâce à la médiation. L’instance a rappelé que le mouvement islamiste avait des obligations à respecter dans le cadre de cette trêve. Les États-Unis ont par ailleurs prévenu les pays garants de ce cessez-le-feu de cette menace imminente, et ont averti que des mesures seraient prises pour protéger la population de Gaza et préserver la trêve, signée le 9 octobre, si le Hamas persistait dans cette voie. Israël avait accepté d’arrêter ses bombardements sur la bande de Gaza jeudi dernier, près de deux ans après le début du conflit déclenché par les attaques du Hamas sur le territoire israélien, qui avaient causé la mort de 1 200 personnes et la prise de 250 otages.
L’accord de cessez-le-feu stipule la libération de tous les otages par le Hamas et la cessation des hostilités. Malgré cela, le gouvernement du Hamas à Gaza a accusé Israël d’avoir violé la trêve à 47 reprises. L’accord négocié entre le Hamas et Israël prévoit que la trêve s’applique à toute la bande de Gaza et exige le retrait de l’armée israélienne jusqu’à la « ligne jaune ». L’armée israélienne a néanmoins invoqué la légitime défense, menaçant de tirer sur les Palestiniens dans cette zone, tout en affirmant que le cessez-le-feu continuerait de s’appliquer.
Au cours des deux années de bombardements israéliens sur la bande de Gaza, plus de 67 000 personnes ont trouvé la mort, un bilan qualifié de génocide par de nombreuses organisations internationales et experts. Le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) a indiqué mercredi dernier que 190 000 tonnes d’aide avaient été autorisées par les autorités israéliennes et étaient en cours de traitement pour être acheminées vers Gaza. Cependant, les habitants de Gaza attendent toujours l’ouverture du passage de Rafah, à la frontière égyptienne, pour le passage des personnes. Selon la presse israélienne, cette ouverture serait retardée par Israël en réponse à un délai du Hamas dans la restitution des corps des otages disparus.