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Les États-Unis prévoient des opérations en Iran pendant plusieurs semaines

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Publié le 14 février 2024 à 20h40. L’administration américaine se prépare à une possible confrontation militaire de grande ampleur avec l’Iran, alors que les tensions s’intensifient et que des négociations de dernière minute sont en cours. Le président Donald Trump envisage ouvertement un changement de régime à Téhéran.

  • L’armée américaine se prépare à des opérations militaires soutenues contre l’Iran, potentiellement sur plusieurs semaines.
  • Des négociations sont en cours à Genève, avec la médiation d’Oman, impliquant les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner.
  • Donald Trump a publiquement évoqué la possibilité de renverser le gouvernement iranien.

Washington se prépare activement à une escalade potentielle avec l’Iran, selon des sources au sein de l’administration américaine. Deux responsables, souhaitant conserver l’anonymat en raison de la sensibilité du sujet, ont révélé que le Pentagone planifie des opérations militaires prolongées en cas d’ordre donné par le président Trump. Cette planification, plus complexe que l’attaque ciblée de juin dernier – l’opération « Midnight Hammer » – impliquerait des frappes non seulement sur les infrastructures nucléaires iraniennes, mais également sur des sites liés à la sécurité et à l’État.

Cette préparation militaire s’accompagne d’efforts diplomatiques. Mardi, les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner doivent rencontrer des représentants iraniens à Genève, avec l’aide de médiateurs omanais. Cependant, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a exprimé son scepticisme quant à la possibilité de parvenir à un accord, déclarant :

« Il est très difficile d’y parvenir. »

Marco Rubio, secrétaire d’État américain

Parallèlement, le déploiement de forces militaires américaines dans la région s’intensifie. Le Pentagone a annoncé l’envoi d’un porte-avions supplémentaire au Moyen-Orient, accompagné de milliers de soldats, d’avions de combat, de destroyers lance-missiles et d’autres équipements militaires. Donald Trump a ouvertement évoqué la possibilité d’un changement de régime à Téhéran, affirmant que cela « semblerait être la meilleure chose qui puisse arriver ». Il n’a pas précisé quel groupe ou individu il souhaiterait voir prendre le pouvoir, se contentant d’affirmer qu’« il y a des gens ».

« Depuis 47 ans, ils parlent, parlent et parlent. »

Donald Trump, président des États-Unis

Bien que M. Trump ait exprimé par le passé son réticence à engager des troupes terrestres en Iran, privilégiant des frappes aériennes et navales, l’administration américaine ne semble pas exclure aucune option. La porte-parole de la Maison Blanche, Anna Kelly, a déclaré que le président Trump « a toutes les options sur la table concernant l’Iran » et qu’il prendra la décision finale en fonction de ce qui est le mieux pour la sécurité nationale des États-Unis.

L'ancien prince héritier iranien Reza Pahlavi
L’ancien prince héritier iranien Reza Pahlavi lors d’une manifestation à Munich en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité

L’opposition iranienne, représentée par Reza Pahlavi, fils en exil du dernier Shah d’Iran, soutient une intervention américaine. Il estime qu’une action militaire pourrait accélérer la chute du régime actuel.

« Nous espérons que cette attaque accélérera le processus et que les gens pourront enfin retourner dans la rue et mener ce processus jusqu’à la chute du régime. »

Reza Pahlavi, ancien prince héritier iranien

Les risques d’une escalade sont considérables. Les experts soulignent que l’Iran dispose d’un arsenal de missiles conséquent et que des représailles iraniennes sont à prévoir, augmentant ainsi le risque d’un conflit régional. Les États-Unis maintiennent des bases militaires dans plusieurs pays du Moyen-Orient, notamment en Jordanie, au Koweït, en Arabie saoudite, au Qatar, à Bahreïn, aux Émirats arabes unis et en Turquie, qui pourraient être ciblées en cas de représailles. Les Gardiens de la révolution iraniens ont d’ailleurs averti qu’ils pourraient riposter contre toute base militaire américaine en cas d’attaque sur le territoire iranien.

La situation est également suivie de près par Israël, dont le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rencontré Donald Trump mercredi à Washington pour souligner l’importance d’inclure des éléments essentiels à la sécurité israélienne dans tout accord potentiel avec l’Iran. L’Iran a déclaré être prêt à discuter d’une réduction de son programme nucléaire en échange de la levée des sanctions, mais exclut de lier cette question à son programme de missiles balistiques.

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