Voici une version française du texte original, remaniée pour sonner comme un article de presse original et non une traduction littérale :
Nouvelles sanctions américaines contre la Russie : Washington accentue la pression sur le secteur pétrolier, tandis que les appels à la paix se multiplient.
Washington – Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a annoncé mercredi de nouvelles mesures de rétorsion économique à l’encontre de la Russie, visant ses deux plus grandes compagnies pétrolières. Cette démarche s’accompagne d’une condamnation virulente de la poursuite du conflit en Ukraine, que le responsable qualifie de « guerre insensée », dans un contexte où les efforts diplomatiques américains pour mettre fin aux hostilités peinent à porter leurs fruits et où le président ukrainien sollicite activement un soutien militaire accru.
Les sanctions, qui touchent désormais Rosneft et Lukoil, ainsi que des dizaines de leurs filiales, interviennent après des mois de pressions bipartisanes visant à amener l’administration Trump à adopter une ligne plus dure envers l’industrie pétrolière russe. « Il est grand temps de mettre fin aux massacres et d’instaurer un cessez-le-feu immédiat », a martelé Bessent dans un communiqué. Face au « refus du président russe Vladimir Poutine de mettre fin à cette guerre insensée, le Trésor prend pour cible les deux plus grandes compagnies pétrolières russes qui alimentent la machine de guerre du Kremlin ». Le département du Trésor s’est dit prêt à aller plus loin si nécessaire pour soutenir la vision du président Trump quant à la résolution du conflit. « Nous encourageons nos alliés à se joindre à nous et à adhérer à ces sanctions », a-t-il ajouté.
Ces déclarations surviennent alors que le Secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, était présent à Washington pour des discussions avec le président. L’alliance militaire coordonne d’ailleurs activement la livraison d’armes à l’Ukraine, dont une part significative provient d’achats réalisés aux États-Unis par des pays européens et le Canada.
Cette nouvelle salve de sanctions fait suite à une série d’attaques meurtrières menées par des drones et des missiles russes à travers l’Ukraine, qui ont causé la mort d’au moins six civils, dont une femme et ses deux jeunes filles.
Les assauts, qui se sont déroulés par vagues entre mardi soir et mercredi, ont frappé au moins huit villes ukrainiennes, ainsi qu’un village de la région de Kiev. Dans ce dernier, une frappe aérienne a provoqué l’incendie d’une maison, piégeant une mère et ses enfants âgés de six mois et douze ans, selon le chef de l’administration régionale, Mykola Kalashnyk. À Kiev, près de trente personnes, dont cinq enfants, ont été blessées, la capitale semblant être la cible principale des bombardements, d’après les autorités locales.
À Kharkiv, la deuxième ville d’Ukraine, des drones russes ont également touché un jardin d’enfants alors que des enfants s’y trouvaient, a rapporté le maire Ihor Terekhov. Un décès et six blessés sont à déplorer, mais fort heureusement, aucun enfant n’a été physiquement touché. Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy a souligné que de nombreux enfants étaient en état de choc. Il a précisé que ces attaques avaient ciblé dix régions distinctes du pays, incluant Kiev, Odessa, Tchernihiv, Dnipropetrovsk, Kirovohrad, Poltava, Vinnytsia, Zaporijjia, Tcherkassy et Soumy. L’armée de l’air ukrainienne a indiqué que la Russie avait déployé 405 drones d’attaque et leurres, ainsi que 28 missiles, avec une concentration particulière sur la région de Kiev.
Les tentatives du président Trump de trouver une issue pacifique à la guerre, déclenchée par l’invasion à grande échelle de la Russie il y a plus de trois ans, n’ont pas encore abouti. Trump a exprimé à plusieurs reprises sa frustration face à l’intransigeance du président russe Vladimir Poutine, qui refuse d’abandonner ses conditions pour un règlement, malgré les propositions de cessez-le-feu et de pourparlers de paix directs de la part de l’Ukraine.
Mardi, le président américain avait indiqué que son projet de rencontrer rapidement Poutine était suspendu, déclarant ne pas vouloir d’une « perte de temps ». Les dirigeants européens ont quant à eux accusé Moscou de vouloir gagner du temps.
Dans ce contexte, le président Zelenskyy a qualifié mercredi la proposition de Trump de geler le conflit aux lignes de front actuelles de « bon compromis », une étape qui pourrait potentiellement ouvrir la voie à des négociations.