Home Économie Les États-Unis sont restés silencieux sur la demande de la Corée… Signature d’un échange de devises de 28 000 milliards de wons avec l’Argentine

Les États-Unis sont restés silencieux sur la demande de la Corée… Signature d’un échange de devises de 28 000 milliards de wons avec l’Argentine

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Publié le 10 octobre 2025. Les États-Unis viennent de conclure un accord de swap de devises de 20 milliards de dollars avec l’Argentine, offrant un soutien financier conséquent au président Javier Milei dans un contexte de crise de liquidité. Cette démarche contraste avec l’absence de réponse américaine face à une demande similaire de la Corée du Sud.

  • Les États-Unis ont acheté directement des pesos argentins et mis en place une ligne de crédit de 20 milliards de dollars avec l’Argentine.
  • Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a souligné la rapidité d’action des États-Unis face à la crise de liquidité argentine.
  • La Corée du Sud, malgré des investissements promis aux États-Unis, n’a pas obtenu de réponse quant à sa demande d’accord de swap de devises.

Scott Bessent, secrétaire américain au Trésor, a annoncé la signature d’un accord de swap de devises d’une valeur de 20 milliards de dollars américains (environ 28 000 milliards de wons sud-coréens) avec l’Argentine, incluant un achat direct de pesos argentins. « Le Trésor américain est prêt à prendre des mesures d’urgence immédiates si nécessaire pour stabiliser le marché », a-t-il déclaré sur X, anciennement Twitter, le 9 octobre.

Cette initiative intervient alors que l’Argentine traverse une « grave crise de liquidité ». Scott Bessent a précisé que, bien que la communauté internationale et le Fonds Monétaire International (FMI) soutiennent la stratégie budgétaire de l’Argentine, les États-Unis sont apparus comme le seul acteur capable d’agir rapidement. Un accord de swap de devises permet à deux pays d’échanger leurs monnaies à un taux de change prédéterminé sur une période donnée, facilitant ainsi les transactions et stabilisant les marchés. La Réserve fédérale américaine (Fed) et la banque centrale du pays partenaire sont généralement les exécutrices de ces accords.

En Corée du Sud, une demande similaire d’accord de swap de devises est restée sans réponse de la part des autorités américaines, malgré des promesses d’investissement de 350 milliards de dollars (environ 497 000 milliards de wons) de la part du gouvernement sud-coréen. Le président américain Donald Trump, connu pour ses relations étroites avec le président argentin Javier Milei, surnommé le « Trump de l’Amérique du Sud », a pris cette mesure, qualifiée d’« inhabituelle », rapidement.

Il est à noter que les réserves de change de la Corée du Sud s’élevaient à 422 milliards de dollars le mois dernier, soit environ 13 fois celles de l’Argentine (32,3 milliards de dollars en juillet). Cependant, le « Financial Times » britannique rapporte que l’Argentine aurait épuisé une grande partie de ses réserves de change en vendant 1,8 milliard de dollars la semaine précédente pour tenter de freiner la dépréciation du peso. La banque centrale argentine ne disposerait ainsi que d’environ 13 milliards de dollars garantis par le plan de sauvetage du FMI.

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Certains analystes estiment que ce soutien américain s’explique par la crainte d’un effondrement du gouvernement de droite de Javier Milei, confronté à une crise économique majeure. Les récentes défaites électorales du parti présidentiel à Buenos Aires, ainsi que les inquiétudes concernant les prochaines élections de mi-mandat, ont fragilisé la position politique du président Milei.

Selon Bloomberg News, Donald Trump et Scott Bessent miseraient sur la capacité de l’Argentine à se redresser, malgré ses antécédents de défauts de paiement et de dévaluations. L’objectif serait d’aider Javier Milei à remporter les élections de mi-mandat prévues le 26 octobre et de rassurer les marchés inquiets d’un possible retour au pouvoir des forces de gauche.

Cette décision américaine suscite des critiques, y compris aux États-Unis. Le Parti démocrate a fustigé l’administration Trump pour avoir utilisé des fonds publics pour soutenir des gouvernements étrangers alors que le gouvernement fédéral connaissait une période de « fermeture » (shutdown). Au sein même du Parti républicain, certains s’interrogent sur la cohérence de cette action avec la politique « L’Amérique d’abord ». La sénatrice Elizabeth Warren a critiqué : « Le président Trump soutient les gouvernements étrangers même en pleine période de confinement, et au lieu de donner la priorité à l’Amérique, il prend d’abord soin de lui-même et de ses amis milliardaires, faisant peser un fardeau sur le peuple américain. »

Le secrétaire Bessent a défendu l’accord en expliquant que le Fonds de stabilisation des changes (ESF) du Trésor américain, qui soutiendra l’Argentine à hauteur de 221 milliards de dollars (environ 220,9 milliards de dollars d’actifs totaux en août), a été conçu pour stabiliser les marchés de change et la valeur du dollar. Cet ESF a historiquement été utilisé pour prêter à des économies au bord du défaut de paiement.

L’Institut Brookings, un groupe de réflexion américain, a rappelé que si des pertes devaient survenir suite à ce prêt d’urgence, le Trésor américain en assumerait la charge, ce qui représenterait un fardeau pour les contribuables américains. Toutefois, la probabilité de telles pertes est jugée faible.

Le Trésor américain n’a pas révélé de détails précis sur le montant exact de l’achat de pesos ni sur la structure spécifique de cet accord de swap de devises.

Scott Bessent a toutefois insisté sur l’importance d’une « Argentine forte et stable » pour la prospérité de l’hémisphère occidental et les intérêts stratégiques américains. Il a également souligné que le succès de l’Argentine devait être une priorité « bipartisane », et que les dirigeants économiques du président Trump, sous la bannière « America First », s’engageaient à renforcer les alliances qui favorisent le commerce équitable et les investissements américains.

Le secrétaire Bessent a également annoncé que le président Trump rencontrerait Javier Milei le 14 octobre. Le président Milei aurait exprimé sa gratitude envers Donald Trump et Scott Bessent.

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