Munich, Allemagne – Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a réaffirmé l’engagement des États-Unis envers l’alliance transatlantique lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, tout en insistant sur la nécessité pour l’Europe de renforcer sa propre défense et de ne pas dépendre d’alliés jugés trop faibles.
- Marco Rubio a plaidé pour un partenariat fort entre les États-Unis et l’Europe, soulignant l’importance d’une défense européenne robuste.
- Il a défendu la politique de l’administration Trump, reconnaissant des erreurs passées dans l’approche de la souveraineté et des politiques économiques.
- La Conférence de Munich sur la sécurité rassemble plus de 60 chefs d’État et de gouvernement, ainsi qu’une centaine de ministres, pour discuter des défis géopolitiques actuels.
S’exprimant devant un public international, le secrétaire d’État américain a insisté sur la nécessité d’une Europe forte et capable de se défendre. Selon lui, Washington ne souhaite pas être associé à des alliés qui ne peuvent pas assurer leur propre sécurité. « Nous faisons partie d’une civilisation, la civilisation occidentale », a-t-il déclaré, soulignant l’importance des valeurs communes.
Rubio a également abordé les erreurs qu’il estime avoir été commises par le passé, notamment en matière de transfert de souveraineté vers les organisations internationales et de politiques économiques restrictives. Il a critiqué les contraintes imposées par les préoccupations environnementales, arguant que certains concurrents n’étaient pas soumis aux mêmes limitations, et a évoqué les défis posés par une migration incontrôlée. Il a affirmé que les États-Unis étaient prêts à corriger ces erreurs, de préférence en collaboration avec leurs partenaires européens.
Le discours de Rubio intervient dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, notamment avec la guerre en Ukraine et les défis posés par la Chine. Après son intervention, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le chef de l’opposition britannique Keir Starmer prendront à leur tour la parole.
La délégation autrichienne, menée par le chancelier fédéral Christian Stocker, comprend également le ministre de l’Intérieur Gerhard Karner et la ministre des Affaires étrangères Beate Meinl-Reisinger.
Les organisateurs de la Conférence de Munich sur la sécurité ont qualifié cet événement de « conférence de sécurité des superlatifs », avec une participation record de dirigeants et de ministres du monde entier. Les discussions porteront sur les bouleversements de l’ordre mondial, la crise des relations transatlantiques, le conflit iranien et la guerre en Ukraine. Des manifestations sont prévues en marge de la conférence, notamment pour dénoncer la situation des droits de l’homme en Iran.
(APA/AFP/dpa/Reuters)