Home International Les exercices militaires iraniens pour bloquer Ormuz en réponse au déploiement du porte-avions nucléaire américain… Les négociations nucléaires commencent dans un contexte de tensions

Les exercices militaires iraniens pour bloquer Ormuz en réponse au déploiement du porte-avions nucléaire américain… Les négociations nucléaires commencent dans un contexte de tensions

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Publié le 17 février 2026. Alors que les négociations indirectes reprennent à Genève pour tenter de débloquer le dossier nucléaire iranien, la tension monte dans le Golfe Persique, avec des exercices militaires iraniens et un déploiement américain renforcé.

  • L’Iran a annoncé des exercices militaires dans le détroit d’Ormuz, menaçant de bloquer ce passage stratégique pour le transport du pétrole.
  • Les États-Unis ont déployé un porte-avions nucléaire dans la région et envisagent une possible opération militaire contre l’Iran.
  • Les négociations indirectes entre les deux pays, axées sur le programme nucléaire iranien, se déroulent sous haute sécurité à Genève.

La situation est explosive. L’Iran et les États-Unis, en conflit latent depuis des décennies, semblent jouer avec le feu. Les Gardiens de la révolution iraniens ont entamé des manœuvres militaires la veille, incluant des tirs de missiles réels dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour l’approvisionnement énergétique mondial. Selon le journal semi-officiel iranien Fars News, une partie du détroit pourrait être bloquée pendant plusieurs heures ce 17 février.

En réponse à cette démonstration de force, les États-Unis ont renforcé leur présence navale dans la région. Reuters, citant un responsable américain, rapporte que Washington se prépare à une éventuelle opération militaire de plusieurs semaines contre l’Iran. Un porte-avions nucléaire américain a été déployé dans les eaux proches de l’Iran.

Paradoxalement, alors que les tensions militaires s’intensifient, les deux pays ont renoué le dialogue. Des négociations indirectes ont débuté ce 17 février à Genève, plus précisément à l’ambassade d’Oman auprès des Nations Unies. Les discussions, qui reprennent sur la base de celles entamées le 6 février à Oman, portent sur le programme nucléaire iranien. L’équipe de négociation iranienne est dirigée par le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. Du côté américain, l’envoyé spécial du président Donald Trump, Steve Witkoff, et son gendre, Jared Kushner, sont présents, selon Reuters.

La télévision d’État iranienne a précisé que les échanges se font indirectement, par l’intermédiaire de médiateurs omanais. Le président Trump a d’ailleurs affirmé qu’il serait également impliqué, de manière indirecte, dans les négociations, lançant un avertissement :

« Je ne pense pas qu’ils (l’Iran) veulent subir les conséquences si nous ne parvenons pas à un accord. »

Donald Trump, président des États-Unis

Il avait précédemment évoqué la possibilité d’un changement de régime en Iran, qualifiant cette perspective de « meilleure chose qui puisse arriver ».

L’ayatollah Seyyed Ali Khamenei, guide suprême iranien, a répondu aux provocations de Trump en déclarant :

« Nous ne détruirons pas l’Iran. »

Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, guide suprême iranien

Il a également menacé, en réponse au déploiement naval américain :

« Parfois, même l’armée la plus puissante du monde ne peut pas se relever après avoir été giflée. Ils (les États-Unis) continuent de dire qu’ils envoient des navires vers l’Iran. Bien sûr, cette marine est dangereuse, mais ce qui est encore plus effrayant, c’est l’arme qui peut envoyer ces navires au fond de la mer. »

Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, guide suprême iranien

Malgré cette rhétorique belliqueuse, Téhéran semble consciente de son infériorité militaire face aux États-Unis et de la fragilité de sa situation intérieure, fragilisée par la répression des récentes manifestations. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Majid Takhtrabanchi, a déclaré à la BBC :

« La responsabilité de prouver leur volonté de négocier incombe aux États-Unis, et je suis convaincu que nous pouvons avancer vers un accord si les États-Unis font preuve de sincérité. »

Majid Takhtrabanchi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères

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