Publié le 17 février 2024 08:46:00. Les familles locataires de logements sociaux dans le comté de Dublin Sud pourraient voir leurs loyers augmenter si leurs enfants adultes, vivant toujours au domicile parental, perçoivent un revenu supérieur à un certain seuil. Cette mesure, justifiée par le retard croissant de l’émancipation des jeunes, suscite des critiques parmi les élus locaux.
- Environ 21 000 foyers dans le sud de Dublin sont concernés par cette possible augmentation.
- Le Conseil du comté de Dublin Sud (SDCC) vise à faire contribuer davantage financièrement les jeunes adultes salariés vivant chez leurs parents.
- Les revenus pris en compte se situent entre 40 000 € et 47 000 € par an.
Le Conseil du comté de Dublin Sud (SDCC) envisage d’augmenter les loyers pour les familles dont les enfants adultes, toujours résidant au domicile parental, disposent de revenus confortables. Cette initiative s’inscrit dans une tendance observée dans d’autres collectivités locales, confrontées à la difficulté de proposer des logements abordables et à l’évolution des modes de vie.
Concrètement, le SDCC entend revoir à la hausse le montant du loyer supplémentaire facturé aux « salariés subsidiaires », c’est-à-dire les membres du foyer dont les revenus dépassent une certaine limite. Le seuil de revenus concerné se situe entre 40 000 € et 47 000 € par an. Selon l’Irish Independent, certains locataires du SDCC paient déjà 135 € de plus que le loyer moyen national.
Cette décision ne fait pas l’unanimité. Certains représentants locaux s’inquiètent de l’impact sur les familles et soulignent que les parents n’ont pas toujours le contrôle sur les revenus de leurs enfants adultes.
« Il est injuste de pénaliser les familles pour les revenus de leurs enfants adultes, surtout dans un contexte où l’âge moyen de sortie du foyer parental est en constante augmentation »
Les chiffres d’Eurostat confirment cette tendance : l’âge moyen d’un jeune quittant le domicile familial en Irlande avoisine les 27 ans. Ce phénomène, lié à des facteurs économiques et sociaux tels que le coût élevé du logement et la précarité de l’emploi, pousse les collectivités locales à chercher des solutions pour optimiser l’utilisation du parc de logements sociaux et assurer une contribution financière plus équitable de tous les occupants.