Home Accueil Les femmes PRO-GE réclament une répartition équitable du travail non rémunéré

Les femmes PRO-GE réclament une répartition équitable du travail non rémunéré

0 comments 47 views

Publié le 30 octobre 2025, 10:18. Le 2 novembre prochain, la Journée de l’égalité salariale mettra en lumière l’écart persistant entre les revenus des hommes et des femmes en Autriche. En 2025, les femmes devront travailler 60 jours de plus pour percevoir le même salaire annuel qu’un homme, illustrant un fossé de 16,3 %. PRO-GE Femmes appelle à un changement sociétal profond pour remédier à cette situation.

  • Les femmes travaillent en moyenne 4 heures par jour pour des tâches non rémunérées, contre moins de 2h30 pour les hommes.
  • PRO-GE Femmes plaide pour une meilleure répartition du travail non rémunéré et pour que les entreprises encouragent le congé paternité.
  • L’extension des services de garde d’enfants est jugée cruciale, notamment pour les horaires de travail atypiques.

À l’approche de la Journée de l’égalité salariale, le 2 novembre, l’Autriche doit faire face à une réalité économique frappante : l’écart salarial entre les sexes. Cette année, il faudra attendre le 2 novembre pour que les femmes aient théoriquement gagné autant qu’un homme à la fin de l’année. En 2025, ce jour symbolique reculera à nouveau, obligeant les femmes à travailler 60 jours supplémentaires pour combler un déficit salarial de 16,3 %.

Elfriede Schober, présidente fédérale de PRO-GE Femmes, a souligné que seule une transformation des mentalités au sein de la société permettra de réduire durablement ces inégalités. « Le travail familial reste un travail de femme », a-t-elle constaté, s’appuyant sur une récente étude sur le budget-temps. Celle-ci révèle un fossé important : les femmes y consacrent environ quatre heures par jour, contre moins de deux heures et demie pour les hommes. « Si une meilleure répartition n’est pas obtenue ici, la situation des femmes sur le marché du travail ne s’améliorera pas non plus », a-t-elle prévenu.

Dans ce sillage, la syndicaliste a rendu hommage à Helga Konrad, décédée en 2024, qui avait marqué les esprits avec sa campagne « Moitié-moitié » lorsqu’elle était ministre en charge des Droits des femmes. « Aujourd’hui encore, nous devons parler de modèles », a insisté Elfriede Schober. Elle a estimé qu’au lieu de s’engager dans des « pseudo-débats sur le travail à temps partiel », il serait plus pertinent de « faire tout ce qui est en notre pouvoir pour répartir plus équitablement le travail non rémunéré », à l’instar de ce qu’avait initié Helga Konrad. Dans cette optique, PRO-GE Femmes demande également aux entreprises de prendre leurs responsabilités pour que les hommes puissent bénéficier du congé paternité sans aucune forme de désavantage.

Par ailleurs, le syndicat met l’accent sur l’importance de développer les infrastructures d’accueil pour les enfants. « Malgré toute la compréhension pour les besoins budgétaires, nous ne devons pas relâcher nos efforts dans ce domaine », a plaidé Elfriede Schober. Elle a spécifiquement souligné la nécessité de mettre en place des solutions d’accueil pour les enfants qui s’adaptent aux « horaires de travail atypiques », une revendication forte de PRO-GE Femmes. En effet, de nombreuses travailleuses, souvent employées en équipes, sont contraintes de quitter leur emploi faute de pouvoir concilier leurs obligations professionnelles et familiales lorsqu’elles ont des enfants.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.