Home Économie Les grands services publics en ligne de mire des ventes sur la Piazza Affari, pour les analystes le décret sur l’énergie pèse lourd

Les grands services publics en ligne de mire des ventes sur la Piazza Affari, pour les analystes le décret sur l’énergie pèse lourd

0 comments 30 views

Publié le 12 février 2024 18:11:00. Les valeurs du secteur énergétique à la Bourse de Milan subissent une pression à la vente, alimentée par les anticipations concernant d’éventuelles interventions gouvernementales sur les prix de l’énergie. Les investisseurs craignent un impact négatif sur la rentabilité des producteurs d’énergies renouvelables.

  • Les principales entreprises du secteur énergétique cotées à Piazza Affari, dont A2A, Enel, Hera et Italgas, ont enregistré des baisses significatives.
  • Le gouvernement italien, sous la direction de la Première ministre Giorgia Meloni, prépare des mesures pour contrer la hausse des prix de l’énergie, notamment en modifiant le mécanisme de formation des prix sur le marché de gros.
  • Les analystes préviennent que ces interventions pourraient pénaliser les producteurs d’énergies renouvelables.

La perspective d’une intervention de l’État sur le marché de l’électricité agite les investisseurs à la Bourse de Milan. Après un rebond la veille, les actions des principaux fournisseurs d’énergie ont ouvert en territoire négatif, avec A2A en tête des baisses, suivie de près par Enel (qui atteint ses plus bas niveaux), Hera et Italgas (qui avait enregistré un record historique la veille).

Au cœur des inquiétudes des marchés se trouvent les annonces de Rome concernant des mesures imminentes pour freiner la flambée des prix de l’énergie. La Première ministre Giorgia Meloni a confirmé, lors d’une rencontre à Alden Biesen, que la semaine prochaine sera dévoilée une « mesure très complexe » visant à maîtriser les coûts de l’énergie.

Selon les analystes de Intermonte, des options sont à l’étude pour modifier le fonctionnement du marché de gros, notamment le mécanisme du « prix marginal du système ». Par ailleurs, la suppression de la composante « ETS » (European Trading System, liée aux coûts du CO2) serait envisagée afin de réduire le coût du gaz utilisé pour la production d’électricité. Une autre piste consisterait à transférer certaines charges liées au gaz sur la facture d’électricité.

Cependant, les experts de la société d’investissement milanaise mettent en garde contre la complexité de ces interventions, qui nécessiteraient une concertation au niveau européen et une réflexion plus globale sur la tarification du CO2 dans l’ensemble des secteurs industriels. Ils soulignent qu’une réduction des coûts du gaz et du CO2 dans la formation des prix de l’électricité entraînerait une baisse du Pun (Prezzo Unico Nazionale, le prix national unique de référence), ce qui pénaliserait en premier lieu les producteurs d’énergies renouvelables.

Selon Equita, ces signaux « confirment l’intention du gouvernement d’agir sur la réduction des prix de l’électricité, avec des conséquences négatives principalement pour les producteurs exposés au Res » (Réseaux d’énergies renouvelables), tels que l’hydroélectricité, le solaire et l’éolien.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.