Publié le 21 février 2026 à 10h27. Plusieurs organisations citoyennes appellent à un durcissement de la fiscalité immobilière en Corée du Sud, soutenant les efforts du président Lee Jae-myung pour lutter contre la spéculation, et dénoncent une « république immobilière en ruine » qu’il est urgent de démanteler.
- L’État providence que je crée, la Coalition des citoyens pour la justice économique et Solidarité populaire pour la démocratie participative réclament une augmentation de l’impôt sur la propriété du logement (impôt foncier global et impôt foncier).
- Ils demandent notamment le rétablissement d’une imposition plus lourde sur les plus-values immobilières et une réévaluation à la hausse des prix d’annonce.
- Un débat public sur la normalisation du système de taxe foncière est prévu le 23 février à l’Assemblée nationale.
Alors que le président Lee Jae-myung insiste régulièrement sur la nécessité d’endiguer la spéculation immobilière, les organisations de la société civile font pression pour un renforcement des mesures fiscales. L’État providence que je crée a ainsi publié un communiqué le 20 février, appelant à mettre fin à cette « république immobilière en ruine » en rétablissant une imposition plus sévère sur les plus-values pour les propriétaires de plusieurs logements, en augmentant l’impôt foncier global et en prolongeant les contrats de location.
L’organisation a déclaré soutenir pleinement les initiatives du président Lee, estimant que l’imposition des plus-values pour les propriétaires multiples est une mesure essentielle pour freiner la spéculation. Elle a également souligné la nécessité de renforcer l’impôt foncier afin d’inciter les propriétaires à se dessaisir de leurs biens.
L’État providence que je crée a rappelé que le président Lee s’est engagé à appliquer strictement l’imposition des plus-values à partir du 9 mai, et a appelé les propriétaires multiples à coopérer en réduisant leur nombre de logements. L’organisation a toutefois exprimé des craintes quant au manque de logements disponibles sur le marché à court terme et a insisté sur la nécessité de renforcer l’impôt foncier pour encourager les ventes à long terme.
Elle a également dénoncé la réduction de l’impôt foncier global mise en œuvre par le gouvernement Yoon Seok-yeol, appelant à rétablir une imposition plus juste, notamment en augmentant le ratio de la juste valeur marchande à au moins 80 % (contre 60 % actuellement) et en alignant les prix d’annonce sur les prix réels.
La Coalition des citoyens pour la justice économique a également plaidé pour un renforcement de la fiscalité immobilière, tout en proposant une politique de réorientation des capitaux vers le secteur productif. Dans un communiqué de presse publié le 10 février, elle a souligné qu’il était essentiel de sanctionner plus sévèrement les spéculateurs immobiliers et que le maintien de la suspension de l’imposition des plus-values pourrait encourager la spéculation.
La Coalition a également préconisé une imposition plus lourde des revenus locatifs et une inclusion de ces revenus dans l’assiette imposable globale, afin de réduire les profits des propriétaires. Elle a également appelé à l’abandon du ratio de la juste valeur marchande, estimant qu’il ne sert qu’à protéger les intérêts des spéculateurs et qu’il n’est pas conforme au principe de légalité fiscale.
Enfin, Solidarité populaire pour la démocratie participative a dénoncé les avantages fiscaux excessifs accordés aux propriétaires de logements, en particulier ceux qui possèdent un seul bien de grande valeur. L’organisation a appelé à une réforme globale du système fiscal, notamment en renforçant l’imposition des plus-values et de la propriété pour les logements non occupés par leurs propriétaires.
Un débat public sur la normalisation du système de taxe foncière, organisé par Solidarité populaire pour la démocratie participative et le député Jin Seong-joon, aura lieu le 23 février à l’Assemblée nationale. L’objectif de ce débat sera d’examiner les problèmes du système actuel et de proposer des pistes pour une réforme qui favorise à la fois l’équité fiscale et la stabilité du marché.