Publié le 2025-10-11 19:05:00. Une analyse menée par le prêteur hypothécaire à vie Pure Retirement révèle des différences marquées dans les motivations et les profils des emprunteurs masculins et féminins. Bien que la proportion de femmes candidates ait augmenté, leurs raisons de recourir à ce type de financement et leur situation patrimoniale divergent significativement de celles des hommes.
- Les hommes utilisent davantage les fonds pour rembourser des dettes, des hypothèques et pour des rénovations, tandis que les femmes privilégient les dons familiaux.
- Les hommes sont plus enclins à utiliser l’argent pour l’achat d’un véhicule, là où les femmes préfèrent financer des vacances.
- Les hommes célibataires disposent, en moyenne, de patrimoines immobiliers plus importants que les femmes célibataires.
- Les femmes célibataires sont plus souvent veuves ou divorcées, alors que les hommes sont plus fréquemment célibataires.
L’étude de Pure Retirement met en lumière des tendances distinctes dans l’utilisation des fonds issus des prêts hypothécaires à vie. Durant le troisième trimestre, 38 % des hommes ont cité le remboursement de dettes et d’hypothèques comme motif principal, contre 30 % des femmes. Les rénovations domiciliaires représentaient une autre raison prédominante chez les hommes (21 %), comparativement aux femmes (18 %).
À l’inverse, les femmes se sont montrées plus de deux fois plus susceptibles de débloquer des fonds pour les offrir à leur entourage. Cette utilisation spécifique a été déclarée comme raison principale par 13 % des femmes, contre seulement 6 % des hommes. L’acquisition d’une voiture était un motif plus fréquent chez les hommes (10 %), absent du top cinq des raisons féminines. Les femmes, quant à elles, ont davantage utilisé ces fonds pour financer des vacances (5 %), un motif non classé dans les cinq premières raisons chez les hommes. Par ailleurs, environ 10 % des emprunteurs, hommes comme femmes, ont utilisé les fonds pour constituer une réserve d’urgence.
Concernant la valeur des biens immobiliers, si la proportion de biens de faible à moyenne valeur restait similaire entre les sexes, un écart notable apparaissait pour les propriétés les plus onéreuses. Au sein de la tranche supérieure, 13 % des opérations masculines concernaient des résidences d’une valeur d’au moins 700 000 £, contre seulement 3 % pour les femmes célibataires.
Sur le plan démographique, les femmes célibataires étaient plus souvent veuves (38 % contre 22 % chez les hommes) et divorcées (36 % contre 30 %). Les hommes, en revanche, étaient significativement plus représentés parmi les célibataires (42 % contre 22 %). En outre, les hommes ont eu recours plus fréquemment au déblocage des fonds en une somme forfaitaire, représentant 72 % de leurs opérations, contre 58 % pour les femmes célibataires.
« Les profils démographiques et les besoins variés entre les demandeurs célibataires masculins et féminins soulignent la nécessité non seulement de proposer des produits adaptés à diverses situations, mais aussi l’importance de conseils nuancés et d’un service client tout au long du parcours hypothécaire. En partageant ces chiffres, nous espérons élargir la compréhension au sein du marché afin de continuer à offrir les meilleurs résultats, tout en les utilisant comme base pour améliorer notre propre offre à l’avenir. »
Simon Hayton, Directeur des Opérations
« Ces chiffres mettent en évidence comment les circonstances individuelles, les expériences de vie et les priorités financières peuvent façonner la manière dont les gens choisissent de libérer la valeur nette de leur logement. Le fait que les hommes et les femmes présentent des modes d’utilisation différents souligne pourquoi des conseils personnalisés et réglementés sont au cœur des normes du Conseil. Les prêts hypothécaires à vie ne sont jamais une décision unique : il s’agit de comprendre les besoins des clients, d’adapter les solutions et de s’assurer que les personnes ont la certitude que leurs choix produiront les meilleurs résultats pour elles et leurs familles. »
Jim Boyd, PDG de l’Equity Release Council