La Banque de Corée (BOK) a souligné jeudi la persistance d’une incertitude significative quant à la direction future de la politique monétaire américaine, malgré la décision prévisible de la Réserve fédérale (Fed) de baisser ses taux d’intérêt.
La Fed, mercredi heure américaine, a procédé à une réduction de son taux directeur d’un quart de point de pourcentage. Toutefois, le président de la Fed, Jerome Powell, a nuancé cette décision en précisant qu’une nouvelle baisse lors de la réunion de décembre n’était pas acquise. Cette prudence, couplée aux divergences d’opinions exprimées au sein de l’institution, maintient un climat d’interrogation sur l’évolution prochaine des taux.
« La décision était conforme aux attentes du marché, mais les incertitudes restent élevées quant à son évolution future étant donné les points de vue divergents au sein de la Fed et la position prudente du président Jerome Powell », a commenté le gouverneur adjoint de la BOK, Park Jong-woo, lors d’une réunion consacrée à l’analyse de la situation du marché.
Par ailleurs, la BOK a indiqué que la finalisation des discussions tarifaires entre la Corée du Sud et les États-Unis devrait exercer une influence positive sur les marchés financiers et des changes nationaux, en réduisant les zones d’ombre. Néanmoins, des risques externes persistent, notamment l’incertitude entourant les négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine, ainsi que les préoccupations relatives à la santé budgétaire des grandes économies mondiales. Park Jong-woo a assuré que les conditions du marché seraient surveillées de près.
Dans ce contexte, Séoul et Washington ont scellé mercredi les détails d’un engagement d’investissement sud-coréen de 350 milliards de dollars. Cet accord a été officialisé lors d’un sommet entre le président sud-coréen Lee Jae Myung et le président américain Donald Trump, qui s’est tenu à Gyeongju, dans le sud-est de la Corée du Sud. Ces discussions faisaient suite à des négociations complexes amorcées après un accord-cadre conclu en juillet.
Selon les termes de cet accord, la Corée du Sud s’engage à investir 200 milliards de dollars en numéraire aux États-Unis, avec un plafond annuel de 20 milliards de dollars pour ces investissements. Les 150 milliards de dollars restants seront destinés à des projets de coopération bilatérale dans le domaine de la construction navale.