Publié le 26 février 2026. Après une période de fortes baisses, les actions des éditeurs de logiciels ont rebondi mardi, stimulées par des partenariats annoncés par la start-up d’intelligence artificielle Anthropic, qui cherche à apaiser les craintes de perturbations massives du secteur.
- Anthropic a dévoilé de nouveaux outils et partenariats avec des entreprises comme Salesforce (via Slack), Intuit, Docusign, LegalZoom, FactSet et Google (via Gmail).
- Les actions de plusieurs partenaires d’Anthropic, dont FactSet, Salesforce et Docusign, ont progressé suite à l’annonce.
- Les analystes de Wedbush Securities estiment que la réaction initiale du marché face aux outils d’IA d’Anthropic était exagérée.
Les actions des entreprises de logiciels avaient subi de fortes pressions ces dernières semaines, les investisseurs craignant que les outils d’intelligence artificielle, notamment ceux développés par Anthropic, ne viennent bouleverser leurs modèles économiques. L’annonce de mardi marque un possible tournant, les investisseurs y voyant une opportunité de collaboration plutôt qu’une menace existentielle.
Anthropic a présenté de nouvelles mises à jour de son outil de productivité Claude Cowork, permettant son intégration à une multitude d’applications d’entreprise. Ces partenariats visent à aider les entreprises dans des tâches variées, allant de la banque d’investissement à la gestion de patrimoine en passant par les ressources humaines.
L’annonce intervient quelques semaines après le lancement initial des « plug-ins » pour Claude Cowork, qui avait déclenché une vague de ventes massives dans le secteur des logiciels. Cette première salve avait contribué à exacerber les inquiétudes liées à l’IA qui hantaient déjà Wall Street, s’ajoutant aux préoccupations concernant les valorisations élevées et les investissements massifs dans les centres de données.
Certains partenaires d’Anthropic ont vu leurs actions grimper en flèche après l’annonce. FactSet a gagné environ 6 %, Salesforce a augmenté de 4 %, et Docusign a progressé de 2,6 %. Thomson Reuters a enregistré une hausse de plus de 11 %, tandis que FactSet a vu ses parts monter de près de 6 %.
L’indice S&P 500 software & services a augmenté de 1,3 %, bien qu’il reste en baisse de 23 % en 2026. L’ETF iShares Expanded Tech-Software Sector a quant à lui ajouté 1,9 %.
Les inquiétudes concernant les dépenses liées à l’IA se sont également accrues mardi, avec l’annonce d’un accord entre Advanced Micro Devices (AMD) et Meta Platforms. AMD vendra jusqu’à 60 milliards de dollars de puces d’IA à Meta, permettant à ce dernier d’acquérir jusqu’à 10 % des parts de l’entreprise de puces pour un centime par action.
Selon Eric Kuby, directeur des investissements chez North Star Investment Management Corp à Chicago,
« Nous sommes optimistes de voir des entreprises s’associer à Anthropic, et nous pensons que cela pourrait être le prochain chapitre de cette discussion. »
Eric Kuby, directeur des investissements chez North Star Investment Management Corp
La semaine précédente, une vente massive, surnommée « Software-mageddon » par les analystes, avait effacé environ 1 000 milliards de dollars de valeur marchande à Wall Street, affectant les secteurs des logiciels, de la logistique et d’autres industries de part et d’autre de l’Atlantique et en Inde.
Lundi dernier, Anthropic avait annoncé que son outil Claude Code pourrait être utilisé pour moderniser un langage de programmation exécuté sur les systèmes IBM, entraînant la plus forte baisse quotidienne des actions d’IBM depuis plus de 25 ans. Les actions IBM étaient en hausse de 2,7% mardi.
Dennis Dick, stratège en chef du marché chez Stock Trader Network, a déclaré que
« Les actions de logiciels, et l’IGV en particulier, sont tout simplement massivement survendues. Ainsi, toute nouvelle progressive selon laquelle nous recevons davantage de perturbations équivaut à arriver à un point où le prix est déjà intégré. »
Dennis Dick, stratège en chef du marché chez Stock Trader Network