Publié le 18 octobre 2025, 15h46. Une initiative menée par des chercheurs de l’UMC d’Amsterdam vise à recenser tous les défibrillateurs externes automatiques (DEA) de la capitale néerlandaise afin de rendre ces appareils potentiellement salvateurs plus accessibles en cas d’urgence vitale. Ce recensement a révélé un nombre surprenant d’appareils non répertoriés.
- Des milliers de Défibrillateurs Externes Automatiques (DEA) à Amsterdam ne sont pas enregistrés, représentant un manque d’information potentiellement mortel.
- L’anesthésiologiste Hans van Schuppen et son équipe mènent activement des recherches pour cartographier ces appareils manquants.
- Des découvertes récentes dans le quartier de Buitenveldert et près de Leidseplein ont mis en lumière l’ampleur du problème.
Les médecins et chercheurs de l’UMC d’Amsterdam s’attellent à une tâche cruciale : établir une cartographie complète des défibrillateurs externes automatiques (DEA) présents dans la ville. Ils rappellent que ces dispositifs portables peuvent sauver des vies en cas d’arrêt cardiaque, à condition que leur localisation soit connue. « Beaucoup d’entrepreneurs et d’institutions estiment qu’il est important d’avoir un DEA chez eux. Ils en achètent un, et puis, d’après leur expérience, c’est un peu fini », explique l’anesthésiologiste Hans van Schuppen à la chaîne municipale AT5. « Mais tout le monde a vraiment besoin de connaître l’existence de ces DEA. »
L’utilité des DEA, appareils portables permettant de rétablir un rythme cardiaque normal via un choc électrique en cas d’arrêt cardiaque, est incontestable. Bien que de nombreux appareils soient enregistrés dans l’application HeartbeatNu, permettant aux passants de localiser le DEA le plus proche lors d’une urgence, des dizaines, voire des centaines, d’appareils à Amsterdam échapperaient encore à tout enregistrement.
Plus d’appareils que prévu
Lors d’une première exploration rapide, Hans van Schuppen et son équipe ont constaté que dans le seul quartier de Buitenveldert, plus de quarante appareils n’étaient pas répertoriés, un chiffre bien supérieur aux prévisions. Les recherches se sont depuis étendues à d’autres secteurs de la ville, notamment près de Leidseplein.
La première de ces investigations ciblées a rapidement porté ses fruits. Le Théâtre International d’Amsterdam, au sein du bâtiment du théâtre municipal, possédait un appareil interne qui n’apparaissait pas sur l’application. « Les réactions ont été très positives ; ils ignoraient l’existence du système et l’importance de l’enregistrement, nous avons donc pu leur expliquer », se réjouit M. Van Schuppen. « Ils vont s’inscrire, c’est formidable. »
Ce médecin souligne l’urgence de la situation en illustrant un cas concret : jusqu’à la découverte récente, le premier DEA disponible sur l’application se trouvait à 400 mètres à pied. « Même en courant, il y a de fortes chances que l’on arrive trop tard », constate-t-il.
Des DEA encore inconnus
Au total, l’équipe a identifié soixante DEA « inconnus » à ce jour. « Presque tous les propriétaires ont réagi positivement et ont commencé à les enregistrer », indique Hans van Schuppen. Les recherches se poursuivent, et le médecin rappelle que les propriétaires peuvent également enregistrer leurs appareils via le site web associé à l’application HeartbeatNu.