Publié le 2024-05-27 10:00:00. Une combinaison de compléments alimentaires à base de plantes et de probiotiques pourrait ralentir significativement la progression du cancer de la prostate à faible risque chez certains hommes, selon une étude récente. Cette approche nutritionnelle pourrait offrir une alternative à la surveillance active intensive ou aux traitements plus invasifs.
- Une association de compléments végétaux et de probiotiques a réduit d’environ trois fois le taux d’augmentation de l’antigène prostatique spécifique (PSA) chez des hommes atteints d’un cancer de la prostate à faible risque.
- L’étude suggère que la nutrition pourrait jouer un rôle mesurable dans le ralentissement de la progression de la maladie.
- Les participants ont également rapporté une amélioration des symptômes urinaires et une diminution des marqueurs d’inflammation.
Des chercheurs ont observé des changements notables chez des hommes surveillés activement pour un cancer de la prostate à faible risque après qu’ils aient intégré une routine quotidienne de compléments alimentaires végétaux et de probiotiques. Le Dr Robert J. Thomas, oncologue clinicien à l’hôpital de Bedford, a documenté que l’ajout de probiotiques aux capsules à base de plantes non seulement ralentissait, mais inversait l’augmentation du PSA, un marqueur clé de la progression du cancer.
Pendant quatre mois, les participants ont pris deux fois par jour un mélange de capsules contenant des concentrés et des extraits de six aliments végétaux sélectionnés pour leurs bienfaits potentiels sur la santé de la prostate. La moitié du groupe a également reçu des probiotiques, des micro-organismes vivants destinés à favoriser l’équilibre du microbiome intestinal, tandis que l’autre moitié a reçu un placebo. Ni les participants ni les cliniciens ne savaient qui recevait le traitement actif, garantissant ainsi l’objectivité de l’étude.
L’analyse des résultats a révélé que le rythme d’augmentation du PSA était considérablement plus lent dans le groupe ayant reçu les probiotiques, créant un écart d’environ trois fois supérieur à celui observé avec les seules capsules végétales. Les examens d’imagerie par résonance magnétique (IRM) ont également confirmé ces résultats, montrant moins de signes de croissance tumorale chez les hommes ayant pris des probiotiques. De plus, les participants ont signalé une atténuation des symptômes urinaires, tels que l’urgence et la faiblesse du flux, ainsi qu’une légère amélioration de la fonction sexuelle, bien que ces améliorations aient été observées dans les deux groupes.
Les analyses sanguines ont également révélé une diminution des marqueurs d’inflammation chez les hommes ayant pris des probiotiques, suggérant que l’amélioration du microbiome intestinal pourrait jouer un rôle dans la réduction de l’inflammation globale du corps. Ces résultats s’inscrivent dans un corpus croissant de preuves liant les bactéries intestinales à la biologie du cancer de la prostate, l’inflammation étant considérée comme un lien clé entre l’intestin et la prostate.
Bien que prometteurs, les chercheurs soulignent que ces résultats nécessitent une confirmation par des études plus approfondies et à plus long terme. Ils notent également que l’étude a été menée principalement sur des hommes blancs (97 % des participants), ce qui limite la généralisation des résultats à d’autres populations. De plus, l’absence d’un groupe recevant uniquement des probiotiques rend difficile de déterminer si les effets observés sont dus aux probiotiques seuls ou à une synergie entre les probiotiques et les compléments végétaux.
Pour les hommes sous surveillance active, cette étude pourrait offrir une option complémentaire pour ralentir la progression de la maladie et potentiellement éviter les interventions plus agressives telles que la chirurgie ou la radiothérapie. Comme l’a souligné le Dr Thomas :
« Si ces interventions diététiques sont confirmées par un suivi plus approfondi, elles pourraient rassurer les hommes et les inciter à rester sous surveillance active, évitant ainsi les risques liés à la radiothérapie, aux hormones ou à la chirurgie. »
L’étude est publiée dans European Urology Oncology.
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