Publié le 20 février 2026 à 23h33. Un phénomène numérique inattendu émerge sur les réseaux sociaux : des individus, principalement jeunes, s’identifient à des animaux et adoptent des comportements qui imitent ceux de ces derniers, donnant lieu à une vague de mèmes et de réactions contrastées.
- Une communauté grandissante de personnes, appelées « therians », s’identifie profondément à des animaux, souvent des chiens ou des chats.
- Ces individus expriment leur identité en adoptant des comportements animaliers, comme se déplacer à quatre pattes, et partagent des vidéos sur les réseaux sociaux.
- Cette tendance a suscité une multitude de mèmes, oscillant entre l’humour et la critique, alimentant un débat sur les normes sociales et les nouvelles formes d’expression identitaire.
Ce qui a commencé comme une expression marginale sur internet prend de l’ampleur, notamment en Europe et en Amérique latine. Les « therians », comme ils se nomment, ne se contentent plus de ressentir un lien spirituel avec un animal ; ils cherchent à incarner cet animal dans leur comportement quotidien. On les voit ainsi se déplacer à quatre pattes dans les rues, parfois masqués et arborant une queue, des images qui circulent massivement sur des plateformes comme TikTok, Instagram et X.
Le phénomène a récemment été mis en lumière par des faits divers, comme l’arrestation à Bogota d’un individu s’identifiant comme un « rat therian » et impliqué dans un vol. Cette vidéo a contribué à populariser, mais aussi à caricaturer, ce mouvement.
L’émergence de cette communauté a alimenté une production massive de contenus sur les réseaux sociaux, en particulier des mèmes. Ces derniers, souvent basés sur l’exagération et la parodie, sont devenus le principal moyen de traiter ce phénomène. Des modèles comme « Moi et mon ami si nous étions des thériens », accompagnés de filtres animaliers, se multiplient, témoignant d’une certaine fascination mêlée d’incompréhension.
Au-delà de l’humour, cette visibilité accrue soulève des questions sur les comportements sociaux et les limites de l’expression identitaire. Certains y voient une nouvelle « panique morale », tandis que d’autres considèrent qu’il s’agit simplement d’une forme d’expression personnelle qui ne nuit à personne. L’identité therian se définit comme un lien profond, interne ou spirituel avec un animal, une expérience souvent intime et distincte de la recherche de l’attention.
Le phénomène, bien que latent depuis des décennies, a pris de l’ampleur au cours de 2025 et des premiers mois de 2026, suscitant des recherches, des critiques et des moqueries sur les plateformes numériques. Il reste à voir comment cette tendance évoluera et quelle place elle occupera dans le paysage social et culturel.