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Les mémoires légendaires de Robert Evans capturent l’ascension et la chute épiques d’Hollywood

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Robert Evans, l’ancien directeur du studio Paramount responsable de certains des films les plus emblématiques de l’histoire du cinéma, s’est éteint à l’âge de 93 ans. Connu pour son style de vie flamboyant et ses mémoires sans concession, il laisse derrière lui un héritage de succès hollywoodiens et d’anecdotes croustillantes.

Né Robert J. Shapera le 29 juin 1930 à New York, dans une famille juive nombreuse, Evans a rapidement manifesté une fascination pour le monde du cinéma et ses stars. Son père, Archie, un dentiste, encouragea même ses imitations d’acteurs tels que James Cagney et Humphrey Bogart. « Tu es un personnage, gamin ! », lui disait-il, selon ses propres souvenirs.

Evans a accédé à la notoriété en tant que directeur de studio Paramount dans les années 1960 et 1970, une période d’effervescence créative à Hollywood. Il a supervisé la production de films devenus des classiques, notamment Le Couple infernal (The Odd Couple), Rosemary’s Baby, Love Story, Chinatown, Le Parrain, Harold et Maude, Paper Moon, La Conversation, Roméo et Juliette et Le Marathonien. Son flair pour dénicher les bons projets et les bons talents a contribué à faire de Paramount l’un des studios les plus prospères de l’époque.

En 1994, Evans a publié L’Enfant reste sur la photo, un recueil de mémoires qui a rencontré un succès critique et commercial. Dans cet ouvrage, il raconte sa vie avec une franchise et un humour décapants, se présentant comme un personnage plus complexe et ambivalent que ne le laissaient supposer ses succès professionnels. Il y décrit ses sept mariages, dont ceux avec Ali MacGraw, Phyllis George et Catherine Oxenberg, ainsi que ses nombreuses liaisons avec des personnalités célèbres telles que Beverly Johnson, Margaux Hemingway, la princesse Soraya et Liv Ullmann.

Le livre ne se limite pas à un récit de glamour et de scandales. Evans y aborde également ses relations avec des figures influentes du monde du cinéma et de la culture, comme Henry Kissinger, Jack Nicholson, Cary Grant, Errol Flynn, Sharon Tate, Warren Beatty et Alain Delon. Il n’hésite pas à régler ses comptes avec ceux qu’il considère comme ses ennemis, tels que Ryan O’Neal, Sharon Pierre, Otto Preminger et Robert Towne.

Malgré ses critiques acerbes, Evans témoigne également d’une tendresse surprenante envers ses amis proches. Il insistait sur l’importance de la persévérance, même face à l’adversité. « Peu importe à quel point ça fait mal, il faut avancer péniblement », écrivait-il. « Ne bougez pas, vous ne ferez que vieillir. »

Robert Evans était un personnage unique en son genre, un homme qui a vécu pleinement et sans concession. Son héritage continue d’inspirer et de fasciner les amateurs de cinéma du monde entier.

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