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les nouvelles frontières de l’expérience artistique

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Le Louvre s’offre une cure de jeunesse numérique. Six de ses œuvres les plus emblématiques peuvent désormais être explorées d’une manière inédite grâce à la réalité augmentée et à l’intelligence artificielle, offrant aux visiteurs un accès privilégié aux secrets et à l’histoire cachée de ces chefs-d’œuvre.

Cette initiative, qui fait suite à une phase d’expérimentation réussie en 2023, permet aux visiteurs de scanner un code QR à proximité de l’œuvre pour débloquer du contenu multimédia immersif. Ce contenu révèle des détails invisibles à l’œil nu, comme les couleurs d’origine, les techniques de création et les significations symboliques.

Le développement de ces outils numériques est le fruit d’une collaboration étroite entre l’AR Studio de Snap à Paris et les conservateurs du musée. Le travail s’est appuyé sur des recherches approfondies dans les archives et des références scientifiques pour garantir l’exactitude historique et artistique des informations présentées.

« La réalité augmentée devient un véritable outil de médiation, capable de révéler ce que le temps a effacé – couleurs, gestes, techniques – tout en respectant l’intégrité scientifique des œuvres », explique Antoine Gilbert, directeur de l’AR Studio à Paris chez Snap. « Notre ambition est de soutenir les institutions culturelles en inventant de nouvelles formes de partage des connaissances, pour que chaque visiteur puisse se connecter de manière sensible et contemporaine avec ces chefs-d’œuvre. »

Gautier Verbeke, directeur du développement des publics et de l’engagement du public au musée du Louvre, souligne l’importance de cette approche innovante : « Pour rendre notre patrimoine commun encore plus accessible, il faut savoir être visionnaire. Cette collaboration avec Snapchat reflète pleinement cette ambition. En connectant les chefs-d’œuvre millénaires aux technologies les plus innovantes, le musée affirme une approche audacieuse, responsable et immédiate de la transmission culturelle. »

Parmi les œuvres concernées figurent le Code d’Hammourabi, l’un des plus anciens recueils de lois écrites connus, où une analyse approfondie guide le déchiffrement du texte. Les visiteurs peuvent également découvrir les couleurs vives d’origine de la sculpture colossale d’Akhénaton, ainsi que l’apparence intacte de la Koré de Samos, une statue votive dédiée à la déesse Héra. Le contenu numérique révèle également les messages cachés du Portrait d’Anne de Clèves par Hans Holbein le Jeune.

Le projet permet également de reconstituer virtuellement Les Quatre Prisonniers de Martin Desjardins, une œuvre détruite pendant la Révolution française. Initialement placées autour du socle de la statue de Louis XIV sur la place des Victoires à Paris, les quatre figures en bronze sont aujourd’hui exposées au Louvre, dans la cour Puget. Enfin, les figurines rustiques de Bernard Palissy prennent vie à l’écran, mettant en valeur le réalisme de cet artiste de la Renaissance.

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