Home Accueil Les pourparlers de paix « difficiles » entre l’Ukraine et la Russie se terminent sans résultat – The Irish Times

Les pourparlers de paix « difficiles » entre l’Ukraine et la Russie se terminent sans résultat – The Irish Times

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Publié le 18 février 2026 18:59:00. Deux jours de négociations de paix à Genève entre l’Ukraine et la Russie se sont achevés sans avancée significative, alors que Kiev accuse Moscou de bloquer les efforts de médiation américaine et que Washington pousse l’Ukraine à faire des concessions.

  • Les pourparlers, sous la médiation américaine, ont échoué à trouver un terrain d’entente sur le statut des territoires occupés et de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia.
  • Volodymyr Zelensky accuse la Russie de vouloir faire traîner les négociations, tandis que Moscou les qualifie de « difficiles, mais constructives ».
  • Donald Trump a exhorté l’Ukraine à conclure rapidement un accord, suscitant des critiques de la part de Zelensky.

Les négociations, qui se sont tenues dans un hôtel de Genève sous l’égide de l’envoyé américain Steve Witkoff et du gendre de Donald Trump, Jared Kushner, n’ont pas permis de percer les blocages qui entravent la résolution du conflit en Ukraine, entré dans sa quatrième année. Volodymyr Zelensky a dénoncé mercredi une tentative de la Russie de saboter les efforts de médiation américaine.

Selon le président ukrainien, Moscou cherche à prolonger inutilement les discussions. Sur le réseau social X, il a écrit : « Nous pouvons affirmer que la Russie essaie de faire traîner des négociations qui pourraient déjà avoir atteint le stade final. » Peu après cette déclaration, les délégations ont interrompu les pourparlers, annonçant une reprise ultérieure sans préciser de date.

Le négociateur en chef russe, Vladimir Medinsky, ancien ministre de la Culture, a qualifié les échanges de « difficiles, mais constructifs ». Il a également tenu des discussions bilatérales avec les représentants ukrainiens après la fin des négociations formelles, selon Rustem Umerov, le négociateur en chef ukrainien.

Les discussions formelles se sont concentrées sur le statut des territoires de l’est de l’Ukraine et sur la situation de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia, contrôlée par la Russie, deux points de friction majeurs depuis le début du conflit. Moscou réclame le contrôle d’environ 20 % de la région de Donetsk que ses forces n’ont pas réussi à conquérir, une demande rejetée par Kiev. L’Ukraine, de son côté, souhaite que la centrale de Zaporizhzhia, la plus grande d’Europe, soit exploitée conjointement par les États-Unis et l’Ukraine, une proposition que la Russie juge inacceptable.

Les pressions s’intensifient sur Kiev pour qu’elle accepte un accord, potentiellement assorti de concessions territoriales, alors que les forces russes continuent de pilonner les infrastructures énergétiques ukrainiennes et de progresser lentement sur le champ de bataille. Donald Trump a publiquement exhorté l’Ukraine à « venir rapidement à la table des négociations », suscitant l’irritation de Zelensky, qui estime qu’il n’est pas juste que les États-Unis exercent des pressions uniquement sur Kiev et non sur Moscou. Zelensky a exprimé ses préoccupations à ce sujet dans une interview au journal américain Axios.

La réunion de Genève fait suite à deux séries de négociations à Abou Dhabi, également facilitées par les États-Unis, qui n’ont pas abouti à des avancées significatives. Zelensky et Umerov ont exprimé leur gratitude envers les États-Unis pour leur médiation. Le président ukrainien s’est également dit préoccupé par l’impact des élections de mi-mandat américaines de novembre sur le soutien de Washington à l’Ukraine.

Kiev cherche également à obtenir des garanties de sécurité solides de la part des États-Unis pour prévenir de futures agressions russes en cas d’accord de paix. Des négociations militaires à trois ont eu lieu mercredi, impliquant le secrétaire américain à l’armée Daniel Driscoll, le général de brigade Michael Adamski et des représentants russes et ukrainiens, selon un responsable américain.

Les agences de presse russes ont rapporté que les six heures de pourparlers de mardi avaient été « très tendues ». Umerov a souligné que sa délégation n’avait pas nourri d’« attentes excessives ». La Russie occupe actuellement environ 20 % du territoire ukrainien, y compris la Crimée, annexée en 2014. Ses forces progressent lentement le long d’une ligne de front d’environ 1 200 kilomètres, ayant gagné environ 1,5 % de territoire ukrainien depuis le début de l’année 2024. Cependant, ses récentes frappes aériennes sur les infrastructures énergétiques ont privé des centaines de milliers d’Ukrainiens de chauffage et d’électricité pendant un hiver particulièrement rigoureux.

Des délégations de France, d’Allemagne, de Grande-Bretagne et d’autres pays étaient présentes à Genève pour être informées des pourparlers, mais n’y ont pas participé directement. – Reuters

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