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Les problèmes de chaîne d’approvisionnement coûtent des milliards aux compagnies aériennes | Nachrichten.at

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Publié le Lundi 15 Janvier 2024. Les compagnies aériennes mondiales font face à une facture salée de plus de 11 milliards de dollars (9,5 milliards d’euros) cette année, attribuée aux coûts supplémentaires engendrés par l’exploitation d’avions plus anciens. L’Association internationale du transport aérien (IATA) dénonce des prix excessifs de la part des fournisseurs et appelle à plus de concurrence.

  • Le surcoût s’élève à 11 milliards de dollars cette année.
  • La hausse de la consommation de carburant représente la plus grosse part des dépenses.
  • L’IATA critique la consolidation du marché secondaire et les marges des fournisseurs.

Une étude récente, commandée par l’IATA au cabinet de conseil Oliver Wyman, révèle que le secteur aérien doit débourser plus de 11 milliards de dollars cette année pour compenser les surcoûts liés à l’utilisation d’appareils plus anciens. Pour la première fois, les compagnies aériennes ont quantifié précisément l’impact financier de la maintenance accrue et de la consommation de carburant plus importante de leurs flottes vieillissantes.

Le directeur général de l’IATA, Willie Walsh, a qualifié ce montant de « étonnamment élevé ». Il y voit une opportunité de passer au crible la chaîne d’approvisionnement afin de détecter d’éventuelles pratiques anticoncurrentielles. L’augmentation de la consommation de carburant pèse le plus lourd dans cette facture, s’élevant à 4,2 milliards de dollars. Les coûts de maintenance additionnelle atteignent 3,1 milliards de dollars, tandis que la location de moteurs pour remplacer ceux immobilisés dans les chaînes d’attente représente une dépense supplémentaire de 2,6 milliards de dollars. L’augmentation des stocks de pièces de rechange ajoute encore 1,4 milliard de dollars à la note.

Depuis le début de la pandémie de Covid-19 il y a cinq ans, les constructeurs aéronautiques tels qu’Airbus et Boeing, ainsi que leurs sous-traitants, sont confrontés à des pénuries de main-d’œuvre, de matériaux et de pièces. Face à cette situation, l’IATA anticipe une hausse significative des dépenses globales de réparation et d’entretien, qui devraient passer de 120 milliards de dollars en 2024 à 150 milliards de dollars d’ici 2030.

Willie Walsh a vivement critiqué les tarifs pratiqués par les fournisseurs, plaidant pour « une concurrence accrue sur le marché secondaire, qui a connu une consolidation significative ». Il a mis en évidence l’écart flagrant entre les marges bénéficiaires des compagnies aériennes, qui avoisinent en moyenne seulement 6,7 % de marge opérationnelle, et celles des principaux fournisseurs, qui affichent des rendements autour de 20 %. « Cela n’a tout simplement pas de sens », a martelé Walsh. L’IATA avait d’ailleurs déjà déposé une plainte contre CFM International auprès de l’Union européenne en 2016, avant de la retirer deux ans plus tard suite à un accord.

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