Home International Les rapports du front révèlent le martyre des soldats russes dans leurs unités

Les rapports du front révèlent le martyre des soldats russes dans leurs unités

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Publié le 2025-10-30 17:34:00. De nouvelles révélations choquantes émergent sur les pratiques au sein de l’armée russe, où des chefs militaires recourraient à des méthodes brutales, incluant torture et exécutions, pour maintenir la discipline au sein de leurs propres troupes. Un rapport indépendant met en lumière l’ampleur de ces atrocités, basées sur une multitude de témoignages et de preuves.

  • Des commandants russes auraient ordonné l’exécution de leurs propres soldats pour des actes de désobéissance.
  • Les victimes sont souvent dissimulées, déclarées déserteuses ou tuées au combat pour masquer ces crimes.
  • Des méthodes de torture extrêmes, visant à instiller la terreur, sont documentées.

Un rapport édité par le média russe indépendant « Verstka » dévoile une réalité glaçante sur la discipline au sein de l’armée russe. Publiée mardi dernier, cette étude s’appuie sur une masse de témoignages de soldats en première ligne, de proches des victimes, de dossiers de plaintes officiels et de vidéos diffusées par des blogueurs militaires. Elle détaille comment des chefs auraient torturé et exécuté leurs propres troupes pour s’assurer de leur obéissance.

Selon le rapport, ces exactions auraient été commises par 101 auteurs présumés sur leurs propres soldats. Au moins 150 décès liés à ces actes ont été confirmés par « Verstka », bien que le nombre réel de cas non signalés soit probablement bien plus élevé. Malgré des données biographiques détaillées sur les auteurs – nom, grade, âge, unité – et un « vaste ensemble de preuves », l’étude souligne que presque aucun des responsables n’a été traduit en justice.

Le rapport documente diverses méthodes employées pour « imposer l’obéissance et la terreur au sein de ses propres rangs ». Les sanctions et procédures disciplinaires visaient les soldats russes refusant d’obéir aux ordres ou enfreignant les règles. Bien que les informations n’aient pu être vérifiées de manière indépendante, elles dressent un tableau sombre des pratiques en cours.

La « remise à zéro » des camarades

D’après les témoignages recueillis, des commandants auraient désigné des « tireurs d’élite » chargés d’ouvrir le feu sur leurs propres camarades en cas de désobéissance. Les corps des victimes seraient ensuite dissimulés dans des rivières ou des tombes peu profondes, leurs décès étant officiellement enregistrés comme désertion ou mort au combat. L’exécution d’un soldat par ses pairs est appelée « mettre quelqu’un à zéro », et les officiers ou commandants procédant à ces actes sont nommés « zérours ». « Il ne s’agit pas seulement de meurtres au sens littéral du terme, comme des fusillades ou des tortures jusqu’à la mort », précise « Verstka », citant les déclarations de soldats.

Cette notion de « zéro » inclut également l’envoi de soldats au front sans armes, équipement ou soutien, les condamnant de facto à des missions suicidaires. Un combattant du 139e bataillon d’assaut indépendant a ainsi rapporté que son commandant avait ordonné à certains soldats d’« éliminer et de mettre à zéro » ceux qui désobéissaient aux ordres, via un drone. Les pilotes de drones étaient contraints d’exécuter ces ordres sous la menace des armes.

Des « balises » comme appât vivant

Un soldat de la 90e division de chars du groupe « Centre » de Donetsk a témoigné auprès du média russe d’une pratique macabre : des soldats étaient envoyés sans arme ni protection sur les positions de tir ukrainiennes, afin de servir de « balise ». Leur rôle était d’attirer le feu ennemi, permettant ainsi de localiser avec précision les forces ukrainiennes. La seule chance de survie pour ces soldats était d’être blessés et capturés par les forces ukrainiennes.

Votre seule chance de survie est d’être blessé et capturé par les Ukrainiens.

Soldat de la 90ème Panzer Division, Groupe « Centre » de Donetsk

Lorsqu’un soldat, surnommé « Fiksa », refusa d’obéir à un tel ordre, son commandant aurait ordonné qu’il soit torturé et exécuté. Des violences physiques et des décharges électriques auraient été documentées dans des enregistrements vidéo identifiés par le soldat interrogé. Après son exécution, le corps de « Fiksa » aurait été enterré dans une forêt.

Combats de gladiateurs dans des fosses

Un soldat russe, prénommé « Alexei », a décrit au média des méthodes de torture rappelant des combats de gladiateurs. Après une consommation illégale d’alcool, certains soldats étaient jetés, menottés, dans une fosse de deux mètres de profondeur et de largeur. Une grille métallique lourde était ensuite posée sur l’ouverture, et la fosse était remplie d’eau à ras bord. Les commandants s’amusaient de la détresse des soldats qui luttaient pour respirer à travers la grille.

« Cela signifie que vous essayez juste de faire passer l’air à travers la grille comme un poisson. C’est comme ça que les commandants s’amusaient là-bas », rapporte « Alexei ». Les survivants de cette épreuve d’une heure étaient hospitalisés pour pneumonie ou renvoyés au front.

« Yuri », un soldat de la 114e brigade d’infanterie motorisée, a quant à lui rapporté des combats à mort organisés dans des fosses. Plusieurs soldats étaient enfermés dans la fosse et contraints de se battre pour avoir une chance de sortir. « Pouvez-vous imaginer devoir vous battre contre un camarade qui vous protégeait auparavant au combat ? Je préfère mourir moi-même », exprime le militaire, témoignant de l’horreur de la situation.

En mai 2025, des blogueurs de guerre avaient diffusé une vidéo prétendant montrer une telle bataille. On y voyait deux soldats, issus de la 114e brigade, se battre torse nu. La description de la vidéo indiquait qu’ils avaient refusé de se rendre au front sans mesures de protection. Ce contenu n’a pas encore fait l’objet d’une vérification indépendante.

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