San Antonio se mobilise contre un projet d’installation de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) dans l’est de la ville. Une coalition de responsables politiques locaux et de membres du Congrès s’oppose à cette initiative, dénonçant un manque de transparence et craignant des conséquences négatives pour la communauté.
À retenir
- Une lettre commune a été adressée à la secrétaire du Département de la Sécurité intérieure (DHS), Kristi Noem, pour exprimer l’opposition au projet.
- Les opposants dénoncent l’absence de consultation avec les élus locaux et les représentants du Congrès avant l’annonce du projet.
- Des inquiétudes sont soulevées concernant l’impact sur les infrastructures, la sécurité publique et les quartiers environnants.
Contexte
Le projet, qui prévoit la construction d’une installation pouvant accueillir jusqu’à 1 500 personnes, a été annoncé par l’ICE sans concertation préalable avec les autorités locales. Cette absence de communication a suscité l’indignation des élus de San Antonio, qui estiment que le projet pourrait avoir des répercussions importantes sur la ville.
Ce qui change
Les opposants craignent que l’installation de ce centre de détention n’engendre des problèmes liés à l’utilisation des ressources locales, notamment l’eau, les eaux usées et l’électricité. Ils s’inquiètent également de la capacité des services d’urgence à faire face à une éventuelle crise et des conséquences sur la sécurité publique. Le député Joaquin Castro a déclaré : « L’administration Trump et l’ICE envahissent nos communautés pour mener leur campagne d’expulsion massive. Leur dernière décision d’acheter des entrepôts et de les convertir en centres de détention de masse a été réalisée sans consultation des dirigeants locaux ou des membres du Congrès. »
Prochaines étapes
La lettre adressée à Kristi Noem demande officiellement une réunion avec les représentants de la délégation du Congrès de San Antonio et les élus locaux. Les signataires souhaitent obtenir des informations détaillées sur la portée du projet, sa capacité, les niveaux de personnel, la coordination des interventions d’urgence et les intentions de l’ICE concernant son expansion administrative à San Antonio. Ils demandent également une réponse formelle du DHS d’ici le 27 février et appellent à la suspension de toute action jusqu’à ce que leurs préoccupations soient prises en compte.
Le député Henry Cuellar a souligné : « Sur la base de ce que l’ICE a partagé jusqu’à présent, le plan pourrait inclure environ 1 500 lits, mais nous n’avons toujours pas de réponses claires sur le calendrier ou l’impact sur San Antonio. » Le juge Peter Sakai a ajouté : « Notre communauté a des questions et des préoccupations. ICE doit être responsable envers notre communauté. »