L’idée du président Donald Trump d’importer du bœuf argentin pour faire baisser les prix des denrées alimentaires suscite la consternation chez les producteurs de bœuf du Dakota du Nord, qui estiment que de telles mesures mettraient des années à avoir un impact réel sur les consommateurs américains tout en ignorant les coûts de production élevés auxquels ils sont déjà confrontés.
La North Dakota Stockmen’s Association (NDSA) et l’organisation Farm Action ont vivement critiqué la proposition, la qualifiant d’« peu judicieuse ». Certains observateurs nationaux ont même qualifié cette suggestion de « trahison ».
La flambée des prix du bœuf, qui a vu le prix moyen de la livre de bœuf haché atteindre 6,30 dollars selon le Bureau américain du travail et des statistiques – soit une augmentation d’environ 0,70 dollar au cours de la dernière année – est attribuée à un cheptel réduit et à une demande soutenue.
Randy Schmitt, président de la NDSA, a souligné qu’une augmentation de l’offre via les importations ne se traduirait pas par des bénéfices rapides pour les consommateurs. « Pourquoi uniquement le bœuf ? Pourquoi ciblons-nous uniquement le bœuf ? Alors que l’inflation sur tout, le prix de tout, a tellement augmenté ? » a-t-il interrogé, mettant en lumière l’impact inflationniste généralisé sur l’ensemble des produits.
Dans une déclaration percutante, Farm Action a déclaré : « Avec ces actions, le président Trump risque d’agir davantage comme le président de l’Argentine que comme le président des États-Unis. » Ces critiques soulignent le paradoxe d’une politique qui, selon eux, pourrait nuire aux producteurs américains sans résoudre efficacement le problème de l’inflation.