La pension de l’État britannique devrait connaître une revalorisation plus importante que prévu en avril prochain. Une révision à la hausse des chiffres de l’emploi a fait passer la prévision d’augmentation de 4,7 % à 4,8 %. Cette hausse, appliquée dans le cadre du « triple verrouillage », pourrait porter la pension annuelle à 12 590 £, dépassant ainsi de peu le seuil de l’allocation personnelle (12 570 £). Seule une subtilité dans le calcul fiscal du HMRC pourrait empêcher une partie des retraités de bénéficier pleinement de cette augmentation.
L’ajustement des données relatives aux salaires, entre mai et juillet, a entraîné une révision de 4,7 % à 4,8 % pour la composante « gains » du « triple verrouillage ». Ce mécanisme garantit que la pension de l’État augmente en fonction de la plus élevée des trois valeurs : les gains, l’inflation ou 2,5 %. L’augmentation des salaires est donc le facteur déterminant cette année.
Selon les prévisions actuelles, la pension d’État intégrale s’élèverait à environ 12 590 £ par an à partir d’avril 2026. Cela équivaut à une augmentation hebdomadaire pour passer de 241,05 £ à 241,30 £ pour les bénéficiaires de la nouvelle pension d’État complète. Pour ceux touchant la pension de base complète, le montant hebdomadaire passerait de 184,75 £ à 184,90 £.
Cependant, un détail méthodologique concernant le calcul fiscal de la pension par le HMRC pourrait avoir une incidence. Des sources gouvernementales indiquent que le fisc calcule la valeur imposable de la pension en se basant sur 51 semaines au nouveau taux et une semaine à l’ancien. En conséquence, les retraités dont la pension de l’État constitue l’unique revenu pourraient se retrouver juste en dessous du seuil d’imposition, même si la majorité des bénéficiaires se situeraient au-dessus.
Malgré les inquiétudes liées à l’augmentation des dépenses publiques, estimée à 100 millions de livres sterling supplémentaires par an du fait de cette révision, les ministres maintiennent leur engagement envers le « triple verrouillage ». Le gouvernement attend désormais la publication des chiffres de l’inflation la semaine prochaine, qui constitueront la dernière donnée pour finaliser le calcul de la revalorisation. Compte tenu de l’inflation actuelle autour de 3,8 %, il est probable que le taux de hausse des salaires soit effectivement celui retenu pour l’ajustement annuel.
Helen Morrissey, responsable de l’analyse des retraites chez Hargreaves Lansdown, a commenté cette situation : « Il y avait une petite surprise cachée dans les données actuelles du marché du travail. Il a montré une légère hausse, passant de 4,7 % à 4,8 % pour les salaires, primes comprises, entre mai et juillet. Il s’agit d’un ajustement qui a des conséquences pour les personnes bénéficiant de la pension de l’État, qui peuvent s’attendre à ce que le montant qu’elles perçoivent augmente très légèrement à partir d’avril prochain. »