Home International « Les Russes en voulaient trop » : pourquoi la rencontre Trump-Poutine a-t-elle été annulée ?

« Les Russes en voulaient trop » : pourquoi la rencontre Trump-Poutine a-t-elle été annulée ?

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Publié le 21 octobre 2025. Une rencontre prévue entre Donald Trump et Vladimir Poutine pour discuter de la guerre en Ukraine a été reportée, selon des informations rapportées par la BBC. Les divergences notables entre les propositions américaines et russes semblent avoir éteint l’espoir d’une percée diplomatique.

Une réunion préparatoire entre le secrétaire d’État américain Marco Rubio et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, initialement envisagée, a été jugée inutile après une conversation téléphonique jugée « productive » par la Maison Blanche. Les détails sur les raisons exactes de ce report n’ont pas été communiqués par la présidence américaine.

Des divergences de fond entravent les négociations

Selon la BBC, les différences fondamentales entre les propositions américaines pour un règlement pacifique et les conditions posées par la Russie sont devenues de plus en plus claires cette semaine. Ces divergences semblent avoir rendu la tenue d’une rencontre entre les deux présidents peu probable, du moins dans l’immédiat.

Donald Trump aurait évoqué la possibilité d’une rencontre à Budapest avec Vladimir Poutine dans les deux semaines suivant sa discussion avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche. Certaines sources suggèrent que M. Trump aurait fait pression sur le dirigeant ukrainien pour qu’il accepte de céder des territoires dans les régions de Donetsk et de Louhansk dans le cadre d’un accord avec la Russie.

Cependant, Volodymyr Zelensky a fermement maintenu la position de l’Ukraine : le pays ne peut renoncer aux territoires du Donbass qu’il contrôle encore, craignant que la Russie ne s’en serve ensuite comme d’un point de départ pour de nouvelles offensives. Lundi, Donald Trump avait pourtant salué l’idée d’un gel du conflit sur la ligne de front actuelle, une proposition soutenue par les dirigeants européens.

Cette idée d’un cessez-le-feu sur les positions actuelles s’est heurtée à l’opposition de la Russie. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé que la demande de Moscou restait inchangée : un retrait complet des troupes ukrainiennes des régions orientales. Pour la Russie, seule une « paix durable et à long terme » est envisagée, le gel du front n’étant qu’un « cessez-le-feu temporaire » selon le ministre Lavrov.

Plus tôt mardi, les dirigeants européens avaient publié une déclaration commune avec Volodymyr Zelensky, réaffirmant que toute négociation pour mettre fin à la guerre devait débuter par un gel du front. Ils ont également accusé la Russie de ne pas faire preuve de « sérieux » dans sa volonté de paix.

La dernière rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine, en août en Alaska, n’avait abouti à aucun résultat concret. Le report de leur deuxième entretien à Budapest pourrait être une stratégie pour éviter une répétition de ce scénario.

« Les Russes en demandaient trop, et il est devenu évident pour les Américains que l’accord de [Donald] Trump à Budapest ne serait pas atteint », a confié un haut diplomate européen à Reuters. Cet entretien téléphonique impromptu entre Poutine et Trump intervenait par ailleurs dans un contexte de spéculations sur l’envoi potentiel par les États-Unis de missiles de longue portée à l’Ukraine.

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