Publié le 2025-10-21 22:18:00. L’ancien président américain Donald Trump réclame la somme astronomique de plus de 2,1 milliards de SEK au ministère de la Justice américain, une demande qualifiée de « bizarre » et « absurde » par des experts juridiques en raison du conflit d’intérêts flagrant qu’elle soulève.
- Donald Trump demande plus de 2,1 milliards de SEK (environ 200 millions de dollars) au ministère de la Justice américain.
- Cette somme est réclamée en compensation de violations présumées de sa vie privée lors d’enquêtes menées à son encontre.
- Les décisions sur cette demande devront être prises par des personnes nommées par Trump lui-même au sein du ministère.
L’ancien président américain, qui a déjà fait l’objet de plusieurs enquêtes criminelles, réclame aujourd’hui une indemnisation pour ce qu’il considère comme des atteintes à sa vie privée. La somme réclamée, qui s’élève à plus de 2,1 milliards de SEK (l’équivalent de plus de 200 millions de dollars), est adressée au ministère américain de la Justice. Ce dernier est chargé d’examiner les demandes de compensation.
Ce qui rend cette affaire particulièrement inédite et controversée, c’est que les individus appelés à statuer sur les revendications de Donald Trump ont été nommés par lui-même. Parmi eux figurent ses propres avocats et conseillers. Le New York Times souligne que cette situation est « sans précédent dans l’histoire américaine », car elle implique un candidat à la présidence ayant fait l’objet d’une enquête du FBI, puis remporté l’élection et accédé au pouvoir.
En 2023, Donald Trump avait déjà déposé une demande de dommages-intérêts suite à une enquête concernant l’ingérence russe dans les élections de 2016. L’année suivante, il avait intenté une action similaire accusant le FBI d’avoir violé sa vie privée lors de la perquisition de sa résidence de Mar-a-Lago, à la recherche de documents classifiés.
Pour Bennett L. Gershman, professeur de droit à l’Université Pace, la situation relève de la « parodie » et constitue un « exemple clair de conflit éthique ». Il dénonce :
« Le conflit éthique est si fondamental qu’on n’a pas besoin d’un professeur de droit pour l’expliquer. Et puis laisser les gens du ministère de la Justice décider si ses revendications seront entendues ou non, et ce sont ces gens qui le servent qui décident s’il gagne ou perd. C’est bizarre et presque trop absurde pour le croire. »
Bennett L. Gershman, professeur de droit à l’Université Pace
Ces critiques soulignent un dilemme majeur : comment un système judiciaire peut-il statuer équitablement sur des réclamations d’une personne lorsque ceux qui prennent la décision sont des alliés ou des employés nommés par cette même personne, et que les enquêtes visent directement le ministère dont ils dépendent ?