Home Accueil Les sanctions pétrolières américaines contre la Russie sont un « acte de guerre », déclare un allié de Poutine

Les sanctions pétrolières américaines contre la Russie sont un « acte de guerre », déclare un allié de Poutine

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Publié le 24 octobre 2025. La Russie a réagi avec virulence aux nouvelles sanctions américaines visant ses géants pétroliers, qualifiant ces mesures d’« acte de guerre ». Cette escalade intervient alors que les États-Unis et l’Union européenne renforcent la pression sur Moscou pour mettre fin au conflit en Ukraine.

  • Dmitri Medvedev a qualifié les sanctions américaines contre Rosneft et Lukoil d’« acte de guerre », affirmant que les États-Unis étaient désormais « engagés pleinement sur le chemin de la guerre avec la Russie ».
  • L’administration Trump a annulé un sommet prévu à Budapest avec Vladimir Poutine, dénonçant une « perte de temps ».
  • Le Trésor américain a justifié les sanctions par le « refus du président russe Vladimir Poutine de mettre fin à cette guerre insensée » et la nécessité d’arrêter les massacres.
  • L’Union européenne a également adopté de nouvelles sanctions ciblant la flotte fantôme de pétroliers russes et interdisant les importations de gaz naturel liquéfié.

Dans un message diffusé sur Telegram, l’ancien président russe et figure influente du Kremlin, Dmitri Medvedev, a fermement condamné les sanctions imposées par l’administration Trump aux deux plus grandes compagnies pétrolières russes, Rosneft et Lukoil. Il a dénoncé ces actions, ainsi que l’annulation d’un sommet à Budapest, comme une preuve que « Trump s’est pleinement aligné sur l’Europe folle ». Pour M. Medvedev, « les États-Unis sont notre ennemi et leur bavard ‘artisan de la paix’ s’est désormais engagé pleinement sur le chemin de la guerre avec la Russie. »

Ces sanctions interviennent dans un contexte de tensions accrues. L’administration Trump avait déjà intensifié la pression sur la Russie pour qu’elle mette fin à la guerre en Ukraine. L’annonce de ces mesures financières a coïncidé avec l’annulation d’une rencontre prévue entre le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine à Budapest. M. Trump avait justifié cette décision en déclarant qu’il ne souhaitait pas une « perte de temps ». Lors de l’annonce des sanctions, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré :

« Il est maintenant temps d’arrêter les massacres et d’instaurer un cessez-le-feu immédiat. »

Scott Bessent, Secrétaire américain au Trésor

Il a ajouté qu’étant donné le « refus du président russe Vladimir Poutine de mettre fin à cette guerre insensée, le Trésor sanctionne les deux plus grandes compagnies pétrolières russes qui financent la machine de guerre du Kremlin ».

Ces nouvelles mesures américaines font suite à des mois de pression bipartisane sur le président Trump pour qu’il adopte une ligne plus dure à l’égard de la Russie. Il s’agit des premières sanctions de cette ampleur contre la Russie depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche en janvier. Parallèlement, l’Union européenne a également convenu d’une nouvelle série de sanctions. Celles-ci visent la flotte fantôme de pétroliers russes et interdisent les importations de gaz naturel liquéfié par les pays membres.

Ces sanctions interviennent dans un contexte de violence continue en Ukraine. Des frappes russes ont fait de nouvelles victimes, notamment six morts et 25 blessés à Kiev mardi, et ont provoqué une panne d’électricité prolongée dans la région. Les revenus issus de l’énergie constituent un pilier essentiel de l’économie russe, permettant au Kremlin de financer ses opérations militaires sans provoquer une inflation galopante ou un effondrement monétaire.

L’adoption des mesures européennes a nécessité près d’un mois de négociations. Elles ont finalement été validées lors d’une réunion des ambassadeurs de l’UE jeudi matin. Le président du Conseil de l’UE, Antonio Costa, a réaffirmé l’engagement de l’Europe :

« Nous avons dit à plusieurs reprises que nous soutiendrions l’Ukraine aussi longtemps que nécessaire et quoi qu’il en coûte. Nous avons maintenant concrétisé cela. »

Antonio Costa, Président du Conseil de l’UE

Février prochain marquera le quatrième anniversaire de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

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