Home Économie Les stocks de pétrole de la Chine et des États-Unis pourraient amortir un choc d’offre en Iran

Les stocks de pétrole de la Chine et des États-Unis pourraient amortir un choc d’offre en Iran

0 comments 33 views

Les tensions croissantes entre les États-Unis et l’Iran ne devraient pas, à court terme, provoquer de flambée majeure des prix du pétrole, grâce aux importantes réserves stratégiques de la Chine et des États-Unis. Si un conflit éclatait, ces deux géants économiques pourraient intervenir pour stabiliser les marchés, bien que la situation reste fragile.

Selon des analystes, un baril de pétrole ne dépasserait les 100 dollars (environ 93 euros) qu’en cas de perturbation physique significative de l’approvisionnement. Actuellement, le prix du brut oscille autour de 71 dollars (environ 66 euros) le baril, un sommet atteint il y a sept mois.

Les États-Unis disposent d’une Réserve stratégique de pétrole (SPR) d’environ 415 millions de barils, soit plus de 200 jours d’importations nettes. Même à son niveau actuel, représentant moins de 60 % de sa capacité totale de 714 millions de barils, elle dépasse les normes historiques et les exigences de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui préconise des réserves équivalant à au moins 90 jours d’importations.

En cas de crise, le Département de l’Énergie américain (DOE) peut mettre en vente du pétrole de la SPR en seulement 13 jours. La réserve peut fournir jusqu’à 4,4 millions de barils par jour pendant 90 jours, puis à un rythme réduit. Un débit d’un million de barils par jour permettrait de maintenir l’approvisionnement pendant plus d’un an et demi, selon le DOE.

Le président Donald Trump pourrait donc envisager de puiser dans cette réserve si les prix du pétrole venaient à grimper en raison d’une campagne militaire prolongée en Iran et d’une interruption de l’approvisionnement. L’administration américaine souhaitera éviter une hausse des prix de l’essence à l’approche des élections de mi-mandat.

La Chine, de son côté, a constitué d’importants stocks de pétrole brut au cours de l’année écoulée, profitant de prix internationaux bas et de réductions sur les approvisionnements sanctionnés en provenance d’Iran, du Venezuela et de Russie. Bien que l’ampleur exacte de ces stocks soit inconnue, Pékin aurait accumulé au moins un million de barils par jour en 2025.

Les analystes envisagent différents scénarios, allant de frappes limitées à une campagne militaire plus vaste, en passant par des représailles iraniennes et des attaques contre les infrastructures pétrolières saoudiennes, émiriennes ou koweïtiennes. Une tentative de fermeture du détroit d’Ormuz, point de passage crucial pour le commerce pétrolier, est également envisagée.

À la veille des pourparlers de jeudi à Genève, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré : « Nous avons une opportunité historique de parvenir à un accord sans précédent qui réponde aux préoccupations mutuelles et réalise les intérêts mutuels. Un accord est à notre portée, mais seulement si la diplomatie est donnée la priorité. »

Malgré ces déclarations, le marché pétrolier se prépare à une possible escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.