Publié le 21 février 2026. Les usagers des transports en commun de Wellington devront débourser davantage à partir de cette année. Le conseil régional du Grand Wellington a voté une augmentation des tarifs, mais son application est conditionnée au déploiement des paiements sans contact.
- Le tarif de base de Metlink augmentera de 3,1 %.
- La réduction pour les heures creuses sera diminuée, passant de 30 % à 20 %.
- Ces changements ne prendront effet qu’après l’introduction des paiements sans contact par carte bancaire sur le réseau Snapper.
Le conseil régional du Grand Wellington a approuvé jeudi une hausse des tarifs des transports publics, une décision motivée par une baisse du nombre de passagers et des difficultés financières. L’augmentation de 3,1 % du tarif de base et la réduction de la remise appliquée aux heures creuses, qui passera de 30 % à 20 %, ne seront toutefois pas appliquées immédiatement.
Selon les responsables de Metlink, l’entrée en vigueur de ces nouvelles tarifications est liée au déploiement des paiements sans contact par carte de débit et de crédit sur le système Snapper. Ils prévoient un lancement « mi-début avril », avec une période de transition de six semaines avant que les nouveaux tarifs ne soient effectifs.
Concrètement, pour un trajet entre des banlieues comme Karori, Khandallah, Lyall Bay et le centre-ville, le prix aux heures de pointe passera de 4,53 $ NZD (environ 2,80 €) à 4,67 $ NZD (environ 2,88 €), tandis qu’aux heures creuses, il augmentera de 3,17 $ NZD (environ 1,95 €) à 3,74 $ NZD (environ 2,30 €). Les paiements sans contact seront majorés de frais de carte de 1,5 %.
Les documents présentés lors de la réunion de jeudi indiquent que les recettes tarifaires de Metlink pourraient être inférieures d’environ 3 millions de dollars NZD (environ 1,85 million d’euros) au budget initialement prévu pour cet exercice financier. Cette situation est attribuée à une diminution du nombre de voyageurs en train, ainsi qu’à l’impact des changements socio-économiques – notamment le développement du télétravail, un ralentissement de la reprise économique et une hausse du chômage – sur la fréquentation des bus.

Les conseillers régionaux ont exprimé des opinions divergentes quant à l’ampleur et au calendrier de cette augmentation, initialement prévue pour juillet. Daran Ponter, président du conseil, a plaidé pour un report afin d’éviter une crise financière.
« Nous pourrions épuiser toutes nos réserves de transport en raison de ce qui se passe actuellement sur le réseau. Cela signifie que nous n’avons pas de marge de manœuvre pour le prochain exercice financier alors que bon nombre de ces choses pourraient encore continuer à se produire. »
Daran Ponter, président du Conseil régional du Grand Wellington
Ros Connelly, présidente de la commission des transports publics, a souligné que l’augmentation de 3,1 % représentait un équilibre entre une gestion financière prudente et la capacité de la population à faire face à cette hausse. Elle aurait préféré que l’augmentation soit appliquée dès juillet.
Adrienne Staples, une autre conseillère régionale, a quant à elle défendu une augmentation plus importante du tarif de base, de 4,1 %, afin de réduire la pression sur les contribuables.
« Dans un monde idéal, je souhaiterais que les transports publics soient gratuits dans toute notre région. Mais ce n’est pas réaliste pour le moment. Nous ne pouvons pas continuer à faire des économies sur le dos des contribuables. »
Adrienne Staples, conseillère régionale

L’année dernière, Metlink avait déjà augmenté ses tarifs de 2,2 % et réduit la remise pour les heures creuses de 50 % à 30 %.
Les documents de la réunion de jeudi révèlent également que les revenus tarifaires et publicitaires de Metlink pourraient ne pas atteindre l’objectif de 25,1 % du chiffre d’affaires total pour cet exercice. L’objectif pour l’année prochaine est fixé à 25,7 %.
En 2024, l’agence de transport néo-zélandaise Waka Kotahi (NZTA) a défini de nouvelles attentes pour tous les opérateurs de transport public, en fixant une proportion spécifique des revenus qui doit provenir des tarifs et de la publicité. L’objectif initial de la NZTA pour Metlink était de 42 %, un seuil que les conseillers régionaux estiment nécessiterait une augmentation des tarifs jusqu’à atteindre 70 % du chiffre d’affaires.
– Local Democracy Reporting (LDR) est un service de journalisme local cofinancé par RNZ et NZ On Air.