Des ressortissants sud-coréens piégés dans des camps frauduleux au Cambodge dénoncent des violences extrêmes, allant de passages à tabac à la torture et au prélèvement d’organes. Face à cette tragédie, le président sud-coréen Lee Jae-myung a promis de renforcer les efforts pour ramener les citoyens en détresse dans leur pays. La situation a pris une tournure dramatique suite au décès d’un étudiant de 22 ans en août dernier.
Un Sud-Coréen résidant sur place a décrit la violence endémique dans ces camps, affirmant que « ce n’est pas rare que des gens meurent suite à une agression. Environ une personne meurt chaque jour », a-t-il confié à l’agence de presse Yonhap mardi. Il a également précisé que les victimes n’étaient pas uniquement sud-coréennes, mais provenaient de diverses nationalités, notamment vietnamienne, indonésienne, malaisienne et chinoise.
L’affaire a particulièrement marqué les esprits après la disparition et la mort de l’étudiant de 22 ans, originaire de la province du Gyeongsang du Nord. Avant son départ pour le Cambodge le 17 juillet, il avait informé sa famille qu’il s’agissait d’un emploi d’été dans le cadre d’une exposition à Phnom Penh, selon les médias locaux. Une semaine plus tard, ses parents ont été contactés par des ravisseurs exigeant une rançon de 38 500 dollars, prétendant que leur fils « avait causé des problèmes ». Le contact a été perdu peu de temps après.