Dix ans après le référendum sur le Brexit, Londres et Bruxelles semblent converger vers un appel à un renforcement de leur coopération face aux défis géopolitiques croissants. Les dirigeants britannique et européen ont plaidé samedi pour un rapprochement, notamment en matière de sécurité et de défense.
Lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a souligné l’impératif d’une collaboration accrue. « L’Europe et en particulier le Royaume-Uni devraient se rapprocher. Notre avenir est plus que jamais lié », a-t-elle déclaré, insistant sur la nécessité de travailler ensemble sur « la sécurité, l’économie… et la défense de nos démocraties ».
Le chef de l’opposition britannique, Keir Starmer, a adopté un ton similaire, appelant à une augmentation des capacités militaires et à une base industrielle européenne solide. « Nous devons construire notre puissance dure, car c’est la monnaie de notre époque », a-t-il affirmé, ajoutant que « nous devons être capables de dissuader toute agression et, si nécessaire, nous devons être prêts à combattre ». Il a plaidé pour la création d’une base industrielle partagée en Europe afin de « dynamiser notre production de défense » et « multiplier nos forces ».
Cette convergence intervient après des déclarations similaires d’autres figures européennes. Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, avait déjà estimé vendredi qu’« une Europe forte dans une OTAN forte signifie que le lien transatlantique sera plus fort que jamais ». Le président français, Emmanuel Macron, a également mis en avant la nécessité d’une « Europe forte » capable de « construire sa propre architecture de sécurité ».