Publié le 1er novembre 2025 à 10h38. La Chine annonce la reprise de certaines exportations de pièces pour l’industrie automobile, potentiellement une avancée dans le conflit commercial avec les Pays-Bas concernant le fabricant de puces Nexperia.
- Le ministère chinois du Commerce a indiqué que des exemptions seraient accordées pour des « exportations éligibles », après avoir étudié la situation des entreprises concernées.
- Cette décision intervient suite à la rencontre entre le président chinois Xi et le président américain Trump, suggérant une possible trêve commerciale.
- Pékin attribue le « chaos actuel » de la chaîne d’approvisionnement à l’« ingérence inappropriée » du gouvernement néerlandais.
Les produits de Nexperia, essentiels pour la fabrication de nombreux appareils électroniques, sont particulièrement recherchés dans le secteur automobile mondial. L’industrie américaine craignait un arrêt complet de sa production si l’interdiction d’exporter restait en vigueur. L’interdiction chinoise avait été imposée suite à un contentieux politique entre la Chine et les Pays-Bas.
Le ministre sortant de l’Économie néerlandais, Karremans, avait pris les rênes de l’entreprise un mois auparavant, invoquant la menace que représentait le transfert de savoir-faire technologique et de propriété intellectuelle vers la Chine pour la sécurité et l’économie européennes. La Chambre des Entreprises du tribunal d’Amsterdam avait d’ailleurs relevé le directeur de ses fonctions. Nexperia, bien que basée à Nimègue, appartient à la société chinoise Wingtech et produit la majorité de ses composants en Chine.