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L’IA devrait rendre la planification de la retraite plus efficace

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L’IA promet de révolutionner la retraite, mais avec des réserves

L’intelligence artificielle (IA) s’annonce comme un levier de taille pour optimiser la planification de la retraite, notamment en automatisant les tâches administratives. Cependant, son rôle dans l’optimisation des stratégies d’investissement suscite davantage de scepticisme, selon une étude de l’Université de Saint-Gall.

L’étude, menée par l’Institut d’économie de l’assurance de l’Université de Saint-Gall pour le prestataire Pensexpert, a sondé 75 experts du monde des fonds de pension, des banques et des cabinets de conseil. Le potentiel le plus important de l’IA réside dans l’automatisation des processus et l’amélioration de l’efficacité qui en découle. La perspective de voir l’IA réduire les coûts administratifs des produits de retraite a recueilli la plus haute approbation, avec une moyenne de 4,03 sur une échelle de 5. Les professionnels anticipent des gains significatifs dans la gestion des cotisations, le versement des pensions et le respect des exigences réglementaires.

L’éducation financière et la sensibilisation à la retraite constituent un autre domaine prometteur (3,97). Les plateformes basées sur l’IA pourraient en effet diffuser des informations financières complexes de manière personnalisée et accessible, renforçant ainsi la culture financière d’un large public. Les conseils en matière de prévention et la personnalisation des plans de prévoyance se situent à un niveau intermédiaire (respectivement 3,59 et 3,37). L’étude suggère l’émergence de modèles hybrides où l’IA viendrait appuyer les conseillers humains plutôt que de les remplacer.

Des doutes persistent sur l’optimisation des investissements et la lutte contre la fraude

Cependant, les experts se montrent plus réservés face aux applications plus complexes de l’IA. L’idée que l’IA puisse améliorer les stratégies d’investissement et réduire les risques n’a obtenu qu’un score de 3,13. Les préoccupations portent notamment sur le manque de transparence des algorithmes (le problème de la « boîte noire »), les risques de distorsions de marché dues à des comportements grégaires et une dépendance excessive aux systèmes.

C’est dans la prévention de la fraude que le potentiel de l’IA est jugé le plus faible (2,95). Malgré les avancées techniques dans la détection d’anomalies, le scepticisme domine quant à la capacité de l’IA à identifier efficacement les fraudes dans la planification de la retraite.

Au-delà des opportunités, les experts soulignent également des risques majeurs. Ceux-ci incluent les incertitudes réglementaires, les questions de responsabilité, la nécessité d’inclure les personnes moins à l’aise avec le numérique, ainsi que les potentielles atteintes à la protection des données, un manque de qualité des données, une dépendance accrue aux algorithmes et le creusement des inégalités sociales.

Par ailleurs, il est à noter que 70 % des projets d’IA dans le secteur des assurances échouent par manque de données, un chiffre qui s’élève à 61 % pour les banques, selon une étude de Dun & Bradstreet.

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