Publié le 2025-10-10 10:38:00. Alors que les États-Unis investissent massivement dans l’intelligence artificielle (IA), des analystes estiment que cette avance pourrait renforcer le dollar américain. Cependant, des préoccupations concernant l’indépendance de la Réserve fédérale et la fragilité du marché du travail américain pourraient freiner cette dynamique, selon une enquête de Bank of America.
Selon une analyse de Standard Chartered, le leadership américain dans le domaine de l’intelligence artificielle pourrait se traduire par une appréciation du dollar. Ce scénario se concrétiserait si les États-Unis devenaient les principaux exportateurs de services liés à l’IA ou s’ils parvenaient à attirer suffisamment de capitaux pour financer son développement. Les analystes soulignent que le succès de l’IA ne doit pas se limiter à une simple stimulation de la croissance de la productivité ; il est impératif que les États-Unis en tirent un avantage compétitif distinct.
Plusieurs facteurs plaident en faveur de cet avantage américain, selon Standard Chartered : un coût de l’énergie relativement bas facilitant les développements coûteux, un système fiscal encourageant la prise de risque, un vivier de talents et de capital intellectuel, une approche gouvernementale prudente en matière de réglementation prématurée, ainsi qu’un marché du travail flexible capable de réaffecter les employés des secteurs en déclin vers les nouvelles opportunités créées par l’IA.
Parallèlement, une enquête de confiance sur les changes et les taux menée par Bank of America en octobre révèle d’autres facteurs potentiels de faiblesse pour le dollar. Les menaces perçues sur l’indépendance de la Réserve fédérale (Fed) et la persistance de faiblesses sur le marché du travail américain sont citées comme les principaux obstacles. Ainsi, 32 % des personnes interrogées craignent que les attaques répétées contre l’indépendance de la Fed, notamment par le président Trump qui appelle à des baisses de taux, ne pèsent sur la devise américaine, contre 31 % en septembre. De même, 32 % des sondés estiment que de nouvelles preuves de fragilité du marché du travail américain pourraient affecter négativement le dollar, contre 27 % le mois précédent.