Publié le 23 février 2026 00:05:00. La ligue péruvienne de volleyball féminin attire de plus en plus de joueuses internationales, apportant une diversité de talents et d’expériences qui enrichissent le championnat et captivent les supporters.
Cette saison, 52 joueuses étrangères, issues de 12 clubs différents, se sont adaptées à la vie à Lima et à la pression d’un championnat compétitif. Parmi elles, les Colombiennes María Alejandra Marín et Doris Manco se distinguent à Alianza Lima ; les Argentines Candela Díaz et Eugenia Nosach évoluent à Sportivo Italiano ; les Cubaines Martha García Povea et Leidy Vásquez, à Kazoku No Perú ; la Brésilienne Mara Leão et l’Américaine Catherine Flood, à l’Universitario de Deportes ; la Vénézuélienne Isabel Fernández, à l’Atlético Atenea ; la Sud-Coréenne Se-yun, aux Gémeaux ; la Française Loane Motta, à Olva Latino ; la Chilienne Petra Schwartzman et l’Américaine Katy Ryan, aux Regatas Lima ; et la Dominicaine Geraldine González, de l’Université de San Martín de Porres.
Alianza Lima, double champion en titre, compte actuellement six joueuses étrangères dans ses rangs. María Alejandra Marín et Maëva Orlé, rencontrées à La Videna, ont été sollicitées pour des photos par des supporters qui les reconnaissent désormais dans la rue. Elles admettent que cette attention est nouvelle pour elles, mais témoigne de la popularité du volleyball au Pérou.
« Je n’y ai pas beaucoup réfléchi »,
Maëva Orlé, joueuse de volleyball
Maëva Orlé, originaire de Paris, a été motivée par son compagnon, le joueur péruvien Clarivett Yllescas, qui lui a parlé du pays, de la ligue et du club. Elle se sent valorisée au sein de l’équipe, un facteur clé de son adaptation.
Pour Alejandra Marín, la route a été plus longue. Après plusieurs années en Europe, elle cherchait à se rapprocher de sa Colombie natale et a trouvé à Alianza Lima un projet sportif sérieux et une structure solide.
« Ce n’était pas seulement une question d’économie »,
Alejandra Marín, joueuse de volleyball
Elle souligne l’importance de l’équipe, de l’organisation et de l’ambition du club dans sa décision.
Les joueuses étrangères partagent une impression commune : le public péruvien est passionné et exigeant. Maëva Orlé évoque l’équipe dorée des années 80, tandis qu’Alejandra Marín souligne que le volleyball n’a pas le même statut professionnel en Colombie.
Bárbara Frangella, joueuse argentine des Regatas Lima, a quant à elle saisi l’opportunité de jouer à l’étranger, tout en poursuivant ses études de médecine. Elle apprécie la convivialité des habitants de Lima et la reconnaissance dont bénéficient les joueuses de volleyball dans la ville.
Katy Ryan, l’Américaine des Regatas Lima, a été attirée par la compétitivité de la ligue et l’ambiance passionnée des supporters. Elle s’efforce d’apprendre l’espagnol pour mieux communiquer avec ses coéquipières et s’intégrer pleinement dans son nouvel environnement.
Darlevis Mosquera, la Colombienne, a trouvé à Lima la stabilité et la tranquillité qu’elle recherchait. Elle apprécie la proximité avec son pays et l’atmosphère sereine qui lui permet de se concentrer sur sa performance sportive.
Elena Keldibekova, une figure emblématique du volleyball péruvien, est née en 1974 à Almaty (Kazakhstan, anciennement Union soviétique) et a rejoint les Regatas Lima en 1994, devenant par la suite citoyenne péruvienne et chroniqueuse pour l’équipe nationale. Elle a participé aux Jeux olympiques de Sydney en 2000 et à de nombreux championnats sud-américains et panaméricains.