Publié le 6 novembre 2025. La scène artistique barcelonaise est en deuil suite au décès de l’illustratrice basque Amaia Arrazola, reconnue pour ses œuvres originales et ses peintures murales percutantes, à l’âge de 41 ans.
Amaia Arrazola, dont les créations ont marqué le monde de l’illustration et de l’art urbain, s’est éteinte à Barcelone ce 6 novembre 2025, à l’âge de 41 ans. Des sources proches de l’artiste ont confirmé la triste nouvelle à l’agence EFE.
Originaire de Vitoria, Amaia Arrazola avait d’abord exploré le monde de la publicité et des relations publiques après ses études à l’Université Complutense de Madrid. Son parcours professionnel a pris un nouveau tournant en 2010 lorsqu’elle s’est installée à Barcelone, ville qui deviendra le terreau de sa carrière d’illustratrice indépendante.
Elle a su bâtir une renommée internationale en collaborant avec des marques de prestige telles que Uniqlo et Nike, tout en s’engageant dans des projets pour des institutions publiques comme l’Université de Barcelone, la Mairie de Barcelone et la Députation Forale de Biscaye.
Une carrière marquée par des œuvres significatives
L’année 2018 a été un tournant majeur avec la publication de son ouvrage Wabi-Sabi, édité par Lunwerg Editores. Cette œuvre, née d’une résidence artistique au Japon, témoigne de son profond attachement à la culture asiatique.
En 2022, elle a poursuivi sur cette lancée avec Totoro et moi, un hommage aux univers poétiques du réalisateur japonais Hayao Miyazaki. D’autres titres notables comme La météorite, également publié chez Lunwerg, et Petit et grand, Audrey Hepburn (Éditorial Alba) ont jalonné son parcours, aux côtés de livres pour enfants tels que Bonsoir, Simon (Flamboyant).
L’art urbain comme signature
Amaia Arrazola était également une figure reconnue dans le monde du street art. Ses peintures murales de grande ampleur ont orné de nombreux espaces urbains. En décembre 2024, elle avait notamment livré une fresque marquante dans le quartier de Gràcia à Barcelone, sur la clôture de l’usine du Marché d’Abacería. L’artiste y avait exprimé son souhait de refléter l’identité du quartier et d’insuffler un sentiment d’attente positive quant au retour du marché.
Plus récemment, en 2025, elle a contribué à la mise en scène du nouveau spectacle du Cirque du Soleil, « Alegría », en réalisant une fresque murale. En mars 2023, son projet « Contre l’oubli » avait remporté le concours public « Murs de partage » de la Mairie de Madrid, visant à décorer la façade de la Bibliothèque publique Pozo del Tío Raimundo à Vallecas. Cette œuvre était une célébration des « Femmes sans chapeau », un groupe d’artistes et d’intellectuelles qui ont marqué le paysage culturel espagnol des années 1920.