Publié le 2025-11-06 18:22:00. Jamie Dimon, PDG de JP Morgan Chase, a exprimé sa confiance dans la politique économique argentine menée par Javier Milei, anticipant un retour massif des capitaux étrangers et un potentiel d’investissement accru pour le pays.
- JPMorgan Chase estime que près de 100 milliards de dollars de capitaux étrangers pourraient retourner en Argentine.
- Jamie Dimon salue le travail du président Javier Milei dans la restructuration de l’économie argentine.
- Le secteur financier américain travaille à la création d’un fonds d’investissement pour soutenir la dette souveraine argentine.
Le puissant dirigeant de la banque américaine JP Morgan Chase, Jamie Dimon, a récemment manifesté son optimisme quant à l’orientation économique de l’Argentine sous la présidence de Javier Milei. Selon lui, près de « 100 milliards de dollars de capitaux étrangers » pourraient être réinvestis dans le pays, signe que « les grandes entreprises veulent y investir maintenant ». Dimon, l’une des figures les plus influentes de Wall Street, a même suggéré que l’Argentine « n’aura peut-être pas besoin, en fin de compte, d’un prêt bancaire ».
Lors d’un entretien accordé à l’agence Reuters, le PDG a salué les efforts du président argentin, affirmant qu’il « fait du bon travail » pour réorganiser une économie qu’il a qualifiée de « problématique ». Il a souligné que les premières mesures de l’administration Milei, telles que la baisse de l’inflation et les signes de reprise économique, suscitent un vif intérêt auprès des investisseurs internationaux. « Si Milei parvient à poursuivre sa politique pour le reste de ce mandat, et peut-être lors d’un deuxième mandat, il pourrait transformer l’Argentine », a-t-il ajouté, qualifiant ces indicateurs d’« encourageants pour le marché ».
Jamie Dimon a également partagé son expérience de rencontre avec le président argentin Javier Milei le mois dernier à Buenos Aires, le décrivant comme une « force de la nature ». Il a été impressionné par « l’énergie hors du commun et la clarté d’objectif » du président, qui « impressionne même dans les milieux financiers les plus exigeants ».
Parallèlement à ces déclarations, le Trésor américain est activement engagé dans la mise en place d’un fonds d’environ 20 milliards de dollars, en collaboration avec des banques et investisseurs, destiné à financer la dette souveraine argentine. Scott Bessant, secrétaire au Trésor américain, a confirmé que cette initiative vise à soutenir le processus de « normalisation financière » du pays. Face à cette dynamique, Jamie Dimon a réitéré sa conviction qu’un prêt bancaire international « pourrait ne pas être nécessaire ».
Le PDG de JP Morgan Chase a rappelé la présence de sa banque en Argentine, qui remonte à plus d’un siècle, et son implication dans diverses restructurations de dettes passées. « Nous avons réalisé des financements spéciaux pour le pays dans le passé ; s’il en a besoin, nous sommes attentifs », a-t-il précisé. Pour Dimon, la clé du succès réside dans le maintien de la « stabilité politique » et la poursuite des « réformes structurelles ». Il a conclu que si ces éléments se consolident, « la confiance reviendra plus vite que beaucoup ne le pensent ».