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L’Indonésie se prépare à envoyer jusqu’à 8 000 soldats à Gaza dans le cadre du plan Trump | Gaza

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Publié le 10 février 2026 à 18h05. L’Indonésie s’apprête à engager jusqu’à 8 000 soldats dans une force de maintien de la paix à Gaza, dans le cadre d’un plan de stabilisation proposé par l’ancien président américain Donald Trump, une initiative qui suscite des réactions mitigées et des inquiétudes quant à son impact sur la région.

  • L’Indonésie est le premier pays à s’engager concrètement dans la Force internationale de stabilisation (FIS) envisagée par le plan Trump.
  • Un site dans le sud de Gaza, entre Rafah et Khan Younis, a été désigné comme caserne pour les forces indonésiennes.
  • Le déploiement de troupes étrangères, notamment d’un pays musulman, pourrait rencontrer une forte opposition de la droite israélienne.

Jakarta a annoncé sa préparation à déployer entre 5 000 et 8 000 soldats à Gaza pour participer à une force de maintien de la paix sous l’égide d’un plan de stabilisation conçu par Donald Trump. Cette annonce, faite par le chef d’état-major de l’armée indonésienne, le général Maruli Simanjuntak, fait de l’Indonésie le premier pays à s’engager spécifiquement dans la Force internationale de stabilisation (FIS) prévue dans la seconde phase du plan Trump pour le Moyen-Orient.

Selon des informations de la radio publique israélienne, un site situé dans le sud de Gaza, entre les villes de Rafah et Khan Younis, a déjà été identifié comme future caserne pour les troupes indonésiennes. L’arrivée de ces soldats constituerait un événement historique, marquant la première présence de forces extérieures sur le territoire palestinien depuis 1967 et plaçant l’Indonésie, le pays musulman le plus peuplé au monde, au cœur du conflit israélo-palestinien.

Le général Simanjuntak a précisé que l’envoi d’une brigade militaire de 5 000 à 8 000 hommes était envisagé, tout en soulignant que la mission était encore en phase de planification.

« Tout est encore en cours de négociation, il n’y a donc aucune certitude sur le chiffre pour l’instant. »

Général Maruli Simanjuntak, chef d’état-major de l’armée indonésienne

Le rôle précis d’une force internationale reste flou depuis que Trump l’a évoqué dans son plan de cessez-le-feu en septembre dernier. Les pays susceptibles de contribuer des troupes, dont l’Indonésie, se montrent prudents quant à l’idée de devoir désarmer le Hamas au nom d’Israël. Bien qu’un cessez-le-feu soit en vigueur depuis octobre, la violence persiste, avec des bombardements israéliens réguliers qui ont fait plus de 500 victimes palestiniennes depuis l’annonce du cessez-le-feu.

Les déclarations du général Simanjuntak suggèrent que les troupes indonésiennes pourraient jouer un rôle de soutien.

« Nous avons commencé à former des personnes susceptibles de devenir des artisans de la paix. Nous préparons donc des unités d’ingénierie et de santé de ce type. »

Général Maruli Simanjuntak, chef d’état-major de l’armée indonésienne

Selon une version du plan Trump présentée au Forum économique mondial de Davos le mois dernier par Jared Kushner, le gendre de Trump, une administration intérimaire composée de technocrates palestiniens assurerait la gouvernance quotidienne de Gaza, y compris le désarmement du Hamas, avec l’aide d’une force de police palestinienne formée en Jordanie et en Égypte.

Voir la vidéo : Jared Kushner présente les plans du « Conseil de la paix » pour le réaménagement de Gaza

Le déploiement d’un nombre important de soldats étrangers, en particulier d’un pays musulman, pourrait susciter une forte opposition de la part de l’aile d’extrême droite de la coalition gouvernementale de Benjamin Netanyahu, qui y verrait une étape vers la création d’un État palestinien, une perspective qui a déjà été reconnue par plus de 80 % des États membres de l’ONU.

Les extrémistes israéliens, au sein et à l’extérieur du gouvernement, souhaitent expulser la population palestinienne de Gaza et y établir des colonies israéliennes. Netanyahu doit se rendre à Washington mardi pour des entretiens avec Trump sur l’Iran, Gaza et d’autres questions régionales, alors que des acteurs rivaux tentent d’influencer la vision du président américain sur la mise en œuvre de son plan de paix ambitieux, mais imprécis.

Le président indonésien, Prabowo Subianto, a accepté de rejoindre le « Conseil de la paix », un groupe de dirigeants mondiaux dirigé par Trump et chargé de superviser le processus de paix à Gaza et potentiellement dans d’autres zones de conflit à travers le monde. La première réunion complète du conseil est prévue le jeudi prochain et Prabowo y a été invité. Lors de la présentation initiale du plan de paix en septembre dernier, Prabowo avait proposé d’envoyer 20 000 soldats pour la FIS, cherchant à accroître la visibilité de l’Indonésie sur la scène internationale. Cependant, certains observateurs indonésiens craignent que le pays ne s’engage dans une situation qu’il ne pourra pas contrôler.

« En fin de compte, la décision de l’Indonésie de rejoindre le [board of peace] est un pari diplomatique qui n’en vaut la peine que s’il produit une réelle influence plutôt qu’un simple symbolisme. »

Commentaire du Jakarta Globe

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