Publié le 24 octobre 2025 15:31:00. L’inflation aux États-Unis a accéléré en septembre, atteignant son plus haut niveau depuis janvier, alourdissant le coût de la vie pour les ménages américains. Cette hausse, plus rapide que prévu par les économistes, est largement attribuée à l’augmentation des prix de l’essence.
- Les prix à la consommation ont progressé de 0,3% en septembre, portant l’inflation annuelle à 3%.
- La hausse des prix de l’essence, en particulier celle de l’essence sans plomb ordinaire (+4,2%), a été le principal moteur de cette accélération mensuelle.
- Malgré une inflation plus faible que prévu hors alimentation et énergie, le coût de la vie continue d’augmenter significativement pour les Américains.
Selon les données publiées vendredi par le Bureau of Labor Statistics (BLS), l’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 0,3% en septembre, faisant passer le taux d’inflation annuel de 2,9% à 3%. Il s’agit du niveau le plus élevé observé depuis janvier. Cette évolution contredit les attentes des économistes qui prévoyaient une hausse de 0,4% pour le mois et une inflation annuelle de 3,1%, selon les estimations de FactSet.
La flambée des prix de l’essence a joué un rôle prépondérant dans cette hausse mensuelle. L’essence sans plomb ordinaire a vu ses prix grimper de 4,2%, marquant ainsi la plus forte augmentation mensuelle enregistrée depuis août 2023. Parallèlement, les prix des produits alimentaires ont connu une augmentation plus modérée qu’en août, mois qui avait pourtant enregistré la plus forte hausse de ce segment depuis près de trois ans.
En excluant les postes volatils que sont l’alimentation et l’énergie, l’IPC sous-jacent, indicateur clé de l’inflation sous-jacente, a augmenté de 0,2% en septembre. Le taux d’inflation annuel de cet indicateur s’est stabilisé à 3%. Bien que ces chiffres soient plus favorables que les prévisions, ils soulignent une réalité préoccupante : les prix continuent d’augmenter à un rythme jugé trop élevé.
Les conséquences de cette inflation persistante se font sentir directement dans le portefeuille des ménages américains. Selon de nouvelles données de Moody’s Analytics, le ménage américain moyen dépense désormais 208 dollars de plus par mois en septembre pour acquérir les mêmes biens et services qu’il y a un an. Sur une période plus longue, cette dépense supplémentaire atteint 1 043 dollars par mois depuis le début de l’année 2021, marquant le début de la période post-pandémique.
Ce rapport de septembre revêt une particularité notable : il s’agit du premier rapport économique fédéral majeur publié après la fermeture partielle du gouvernement américain, intervenue le 1er octobre. La publication anticipée de l’IPC de septembre, initialement prévue pour le 15 octobre, visait à permettre au gouvernement de respecter les délais requis pour l’ajustement du coût de la vie applicable aux paiements de la sécurité sociale en 2026.
À la suite de la publication de ces données d’inflation, les contrats à terme sur actions ont montré une tendance à la hausse. Cette réaction du marché est interprétée comme un espoir que la Réserve fédérale maintienne son cap et poursuive ses plans de réduction des taux d’intérêt. Les contrats à terme sur le Dow Jones ont ainsi gagné 268 points (0,57%), ceux sur le S&P 500 ont progressé de 0,7%, et ceux sur le Nasdaq 100 ont enregistré une hausse de 1%.