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L’Iran | Les armes militaires que les États-Unis ont déployées pour une éventuelle guerre avec la République Islamique | Donald Trump | L’Ayatollah Ali Khamenei

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Publié le 24 février 2026. Un déploiement militaire américain de grande ampleur se concentre autour de l’Iran, signalant une escalade des tensions et une préparation accrue à une éventuelle action militaire, alors que Washington maintient la pression sur Téhéran concernant son programme nucléaire.

Les États-Unis ont déployé une force militaire considérable au Moyen-Orient, un déploiement sans précédent depuis des décennies. Il comprend des porte-avions nucléaires, des centaines d’avions de combat, des destroyers lance-missiles et des milliers de soldats positionnés stratégiquement, constituant une force de frappe capable d’agir en quelques heures, en attendant une décision politique à Washington.

Selon des informations récentes, le Pentagone a concentré au Moyen-Orient un dispositif militaire combinant capacité offensive, surveillance permanente et défense anti-missile. Deux groupes de porte-avions, l’USS Abraham Lincoln et l’USS Gerald R. Ford, mènent ce déploiement naval, appuyés par une flottille de navires de guerre capables de lancer des missiles de précision à longue portée. L’USS Abraham Lincoln peut accueillir jusqu’à 65 avions, tandis que l’USS Gerald R. Ford en accueille jusqu’à 75. Chacun de ces porte-avions est accompagné de trois destroyers lance-missiles.

La composante aérienne est tout aussi robuste, avec plus de 400 avions, dont des chasseurs furtifs, des avions de reconnaissance électronique, des patrouilles maritimes et des ravitailleurs-citernes, permettant des opérations continues et des attaques simultanées sur différents fronts. Cette puissance aérienne est complétée par des bases militaires renforcées et environ 15 000 soldats déployés dans des points stratégiques du golfe Persique, de la Méditerranée orientale et dans les zones proches des principales routes maritimes.

Au moins 18 chasseurs furtifs F-35 Lightning II sont désormais stationnés sur la base aérienne de Muwaffaq Salti, en Jordanie. Des images satellite montrent également l’arrivée de plusieurs Growlers E/A-18 à la base, des avions capables de mener des campagnes de guerre électronique contre les défenses aériennes et les infrastructures de communication ennemies. À la base aérienne Prince Sultan en Arabie saoudite, l’arrivée d’avions militaires américains supplémentaires, dont plusieurs E-3 Sentry, a été confirmée. Ces derniers sont essentiels pour avertir les commandants américains de l’arrivée de forces ou de missiles ennemis et faciliter les communications sur le champ de bataille.

Les États-Unis surveillent en permanence le détroit d’Ormuz avec des avions P-8 Poséidon et des drones MQ-4 Triton, basés aux Émirats arabes unis, à Bahreïn et dans d’autres endroits de la région, selon les données de FlightRadar24.

Parallèlement, l’Iran renforcerait plusieurs de ses installations nucléaires, en utilisant du béton et de grandes quantités de terre pour enterrer les sites clés. Mercredi soir, la presse américaine rapportait que les stratèges militaires du Pentagone avaient déjà des plans d’attaque contre l’Iran prêts, n’attendant que l’ordre de l’administration Trump pour agir. Le président a toutefois déclaré jeudi qu’il donnait 10 jours à la République islamique pour négocier la fin de son programme nucléaire.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqhchi, a déclaré dimanche qu’il existait de « bonnes possibilités » de résoudre les différends entre son pays et les États-Unis sur le programme nucléaire par la voie diplomatique, et a exprimé l’espoir d’une nouvelle série de négociations jeudi à Genève.

Selon le spécialiste des questions de défense et de renseignement Andrés Gómez de la Torre, le mouvement militaire américain actuel répond à une logique stratégique claire : « d’abord la dissuasion, puis la coercition et, si la négociation échoue, des actions punitives ». Il explique que Washington applique une doctrine de la « progressivité et ultimatum par phases », dans laquelle la démonstration visible de force cherche à faire pression sur Téhéran avant de recourir à une attaque directe.

Gómez de la Torre souligne que « La puissance militaire déployée n’est pas symbolique. Les Etats-Unis concentrent actuellement deux porte-avions et une importante flotte d’escorte dans la région, ce qui fait partie du plus grand déploiement depuis la guerre en Irak. »

L’analyste prédit qu’une éventuelle réponse iranienne ne serait pas conventionnelle, et que Téhéran aurait probablement recours à des tactiques asymétriques : missiles balistiques de différentes portées, drones – y compris attaques en essaim – et activation de milices alliées dans différentes parties de la région, une combinaison destinée à compenser leur désavantage face à la puissance militaire américaine.

Le président américain Donald Trump (à gauche) et le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei. (Photo d'ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / sources diverses / AFP).

Le président américain Donald Trump (à gauche) et le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei. (Photo d’ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / sources diverses / AFP).

/ ANDREW CABALLERO-REYNOLDS –

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