Publié le 9 février 2024 16:35:00. Alors que les négociations sur le programme nucléaire iranien pourraient reprendre, Téhéran affiche une posture intransigeante, menaçant Israël d’un barrage de missiles en cas de nouvelle confrontation et réaffirmant son droit à l’enrichissement de l’uranium.
- Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré que Téhéran ne renoncerait pas à son programme nucléaire, même au prix d’une escalade militaire.
- Une banderole menaçante représentant une carte du centre d’Israël avec la mention « barrage de missiles » a été déployée à Téhéran.
- Donald Trump a affirmé que l’Iran « veut vraiment parvenir à un accord », une déclaration contredite par les récentes prises de position de Téhéran.
La tension monte alors que les perspectives de négociations sur le programme nucléaire iranien restent incertaines. Le régime iranien a clairement indiqué qu’il ne cédera pas sur ses ambitions nucléaires, même face à la menace d’une action militaire. Cette attitude ferme contraste avec les déclarations du président américain Donald Trump, rapportées par les médias israéliens, selon lesquelles l’Iran serait désireux de parvenir à un accord.
À Téhéran, le message adressé à la communauté internationale est sans ambiguïté. Une banderole menaçante a été installée sur la place de la Palestine, illustrant une carte du centre d’Israël sur laquelle figure l’inscription « barrage de missiles ». Les médias israéliens ont précisé que cette banderole, déployée par le régime iranien, constitue une menace directe, avertissant qu’Israël serait la cible d’un déluge de missiles en cas de conflit futur.
Le ministre iranien des Affaires étrangères a renforcé cette position lors d’une réunion avec des diplomates. Il a affirmé avec détermination :
« Nous insistons sur notre droit à avoir un programme nucléaire, même si cela conduit à la guerre. »
Araqchi, ministre iranien des Affaires étrangères
Il a ajouté que l’Iran ne se soumettrait à aucune exigence extérieure l’obligeant à abandonner complètement son programme.
Tout en se montrant ouvert à certaines limitations, Téhéran refuse catégoriquement de renoncer à l’enrichissement de l’uranium.
« Personne n’a le droit de nous dicter ce que nous devons faire ou d’exiger que nous réduisions l’enrichissement de l’uranium à zéro. »
Araqchi, ministre iranien des Affaires étrangères
Le ministre a également souligné l’inefficacité des attaques passées contre les installations nucléaires iraniennes, estimant que la négociation reste la seule voie viable pour les parties prenantes.
« La seule option qui leur reste est la négociation. Nous n’acceptons aucun ordre ni contrôle d’aucune partie et nous sommes prêts à répondre à toutes les questions. »
Araqchi, ministre iranien des Affaires étrangères
Cette rhétorique belliqueuse intervient dans un contexte de tensions régionales persistantes et d’incertitudes quant à l’avenir de l’accord nucléaire iranien, dont les États-Unis se sont retirés en 2018.