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Livret A, LEP, LDDS… voici les nouveaux taux de février 2026

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Publié le 30 janvier 2026. Les taux des livrets d’épargne réglementés, dont le Livret A et le LDDS, vont baisser à compter du 1er février, une décision qui, malgré une volonté affichée de protéger le pouvoir d’achat, soulève des questions sur la réelle rentabilité de l’épargne des Français.

  • Le taux du Livret A et du LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire) sera de 1,5 % à partir du 1er février 2026, contre 1,7 % auparavant.
  • Le taux du Livret d’Épargne Populaire (LEP) diminuera à 2,5 %, tandis que le Compte Épargne Logement (CEL) passera à 1 %.
  • Cette baisse, bien que modeste en apparence, a un impact concret sur les intérêts perçus, particulièrement pour les détenteurs de livrets remplis à leur plafond.

La baisse des taux des livrets d’épargne réglementée est effective dès le 1er février. Le Livret A et le LDDS, très populaires auprès des Français, verront leur rendement passer à 1,5 %. Cette décision, prise par le ministre de l’Économie, Roland Lescure, suit les recommandations de la Banque de France, qui avait initialement calculé un taux de 1,4 %, avant un arrondi à la hausse.

Cette baisse s’inscrit dans une tendance à la baisse observée depuis août 2023 : après avoir atteint 3 % jusqu’en janvier 2025, le taux a été réduit à 2,4 %, puis à 1,7 %, et maintenant à 1,5 %. En moins de trois ans, le rendement du Livret A a été divisé par deux. Le gouvernement justifie cette décision par le repli de l’inflation, qui s’établit à 0,8 % selon l’Insee, assurant que le rendement des livrets restera supérieur au coût de la vie et protégera ainsi le pouvoir d’achat des épargnants.

Le LDDS, indexé sur le même taux que le Livret A, subit également cette baisse. Le CEL, destiné à financer des projets immobiliers, voit son taux passer à 1 %. Les livrets jeunes, quant à eux, doivent afficher un taux supérieur à 1,5 %, mais sans garantie de rendement attractif.

Le LEP, réservé aux ménages modestes, conserve un traitement particulier. Son taux diminue également, passant de 2,7 % à 2,5 %. Là encore, l’État aurait pu appliquer un taux plus bas (1,9 % selon la formule de calcul), mais a choisi de maintenir un rendement légèrement plus élevé pour protéger les foyers les plus vulnérables face à l’inflation.

Concernant l’épargne logement, les PEL (Plans Épargne Logement) ouverts en 2025 bénéficieront d’un taux stable de 2 %. Cependant, ce rendement, une fois la fiscalité prise en compte, peine à rivaliser avec d’autres placements à long terme.

L’impact de cette baisse des taux se traduit concrètement en euros. Sur l’année 2026, en combinant le taux de 1,7 % en vigueur jusqu’à fin janvier et le nouveau taux de 1,5 %, le rendement annuel équivalent sera d’environ 1,52 % pour un capital constant. Cela représente environ 7,6 euros d’intérêts pour un capital de 500 euros, 15,2 euros pour 1 000 euros, et près de 349 euros pour un Livret A rempli à son plafond de 22 950 euros.

Ces chiffres, bien que modestes, soulignent la nécessité pour les épargnants de diversifier leurs placements. Avec plus de 438 milliards d’euros dormants sur les Livrets A et près de 550 milliards sur les comptes courants, une part importante de l’épargne française reste cantonnée à des supports peu rentables. Il est crucial de ne pas confondre sécurité et protection durable du pouvoir d’achat, et d’envisager des solutions alternatives pour financer des projets à long terme.

Si le Livret A reste un outil indispensable pour constituer une épargne de précaution, il ne doit pas être considéré comme une solution miracle pour s’enrichir. Protéger son pouvoir d’achat implique également de savoir investir et de diversifier ses placements.

Achevé de rédiger le 30 janvier 2026 par Amélie Yem, Responsable Communication et Marketing chez BFG Capital

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