Publié le 21 octobre 2025 18:15:00. La Communauté religieuse islamique d’Autriche (IGGÖ) dénonce fermement le projet de loi ministériel visant à interdire le port du foulard dans les écoles, le jugeant inconstitutionnel et discriminatoire.
- L’IGGÖ rejette catégoriquement le projet d’article 43a SchUG (« interdiction du foulard »).
- Cette proposition de loi contrevient selon l’organisation aux garanties constitutionnelles et aux droits fondamentaux, tels que la liberté religieuse et l’égalité de traitement.
- La Communauté religieuse appelle au retrait du projet au profit de politiques plus inclusives et respectueuses de la diversité.
L’IGGÖ a exprimé avec « une grande inquiétude » son opposition au projet de loi ministériel visant à interdire le port du foulard aux écolières, qu’elle considère comme une atteinte aux libertés fondamentales. Dans sa déclaration, l’organisation religieuse souligne que cette mesure soulève des questions « constitutionnelles, sociopolitiques et éducatives d’une importance considérable ».
Selon la Communauté religieuse islamique, la loi proposée contredit « flagrant » les garanties constitutionnelles et des droits de l’homme, notamment la liberté religieuse, l’égalité de traitement et le droit des parents à l’éducation religieuse de leurs enfants. Elle rappelle également la jurisprudence de la Cour constitutionnelle (VfGH G 4/2020) ainsi que les principes de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) et de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (CDE).
L’IGGÖ qualifie le projet de « violation inconstitutionnelle et des droits de l’homme de la liberté religieuse », estimant qu’il « discrimine un certain groupe de population » et « sape le mandat constitutionnel d’une éducation pluraliste et de neutralité religieuse et idéologique ».
Face à cette situation, la Communauté religieuse islamique d’Autriche lance un appel au pouvoir législatif pour qu’il retire le projet actuel. Elle plaide en faveur de politiques « inclusives, orientées vers l’éducation et fondées sur le dialogue », qui viseraient à « renforcer réellement l’autodétermination des filles sans restreindre leur liberté religieuse ». L’organisation conclut en affirmant qu’une telle approche constituerait un engagement en faveur de la responsabilité sociale et d’une Autriche qui « ne craint pas sa diversité, mais la considère comme la source de sa force ».
« Mesdames et Messieurs! Dans le cadre du processus d’examen, nous soumettons notre déclaration sur le projet ministériel susmentionné en référence aux commentaires ci-joints. »
Communauté religieuse islamique d’Autriche (IGGÖ)
La déclaration émane de la présidente du Conseil suprême, Edina Husović, et de Mag. iur. Ümit Vural.