Publié le 11 octobre 2025. La visite du ministre afghan des Affaires étrangères, Amir Khan Muttaqi, à New Delhi a été marquée par des choix diplomatiques subtils, notamment l’absence de drapeaux nationaux et une attention particulière à l’étiquette, le tout dans un contexte où l’Inde cherche à naviguer ses relations avec le régime taliban.
- La rencontre entre le ministre indien des Affaires extérieures, S. Jaishankar, et son homologue afghan, Amir Khan Muttaqi, s’est déroulée sans drapeaux nationaux pour éviter toute divergence diplomatique.
- L’Inde a désigné M. Muttaqi comme « ministre des Affaires étrangères de l’Afghanistan », éludant ainsi le débat sur la légitimité entre la « République » et l' »Émirat ».
- Aucune femme journaliste n’a été admise lors de la conférence de presse suivant la réunion, une décision qui soulève des questions sur les pratiques d’accès des médias.
Lors de son séjour à New Delhi, le chef de la diplomatie afghane, Amir Khan Muttaqi, a rencontré le ministre des Affaires étrangères indien, S. Jaishankar, dans un cadre empreint de pragmatisme. La décision de ne pas arborer de drapeaux lors des échanges a permis de contourner une potentielle source de tension diplomatique, témoignant d’une volonté de part et d’autre de privilégier le dialogue sur les symboles. L’Inde a fait preuve de prudence en s’adressant à M. Muttaqi en tant que « ministre des Affaires étrangères de l’Afghanistan », évitant ainsi de prendre position sur la question sensible de la reconnaissance du régime actuel, dont la dénomination officielle fait débat entre la République islamique d’Afghanistan et l’Émirat islamique d’Afghanistan.
Cette rencontre s’inscrit dans une période où l’Inde cherche à maintenir un canal de communication avec Kaboul, tout en tenant compte des réalités politiques sur le terrain. La présence de M. Muttaqi à New Delhi est significative, car elle marque une étape dans les relations entre les deux pays depuis la prise de pouvoir par les talibans en août 2021. L’absence de femmes journalistes lors de la conférence de presse conjointe a cependant attiré l’attention, soulevant des interrogations quant aux conditions d’accès à l’information et aux pratiques médiatiques observées lors de cet événement.
L’article mentionne également, en référence à l’image d’illustration, les bouddhas de Bamiyan, vestiges culturels d’une importance historique majeure pour l’Afghanistan, dont la destruction avait suscité une vive émotion internationale. Bien que cette référence ne soit pas directement liée aux discussions diplomatiques, elle rappelle le riche patrimoine culturel du pays, un aspect souvent occulté par les enjeux géopolitiques.