Home International L’ouragan Melissa passe à la catégorie 5 alors que les communautés jamaïcaines mettent en garde contre un « impact potentiellement inimaginable » – en direct | Ouragans

L’ouragan Melissa passe à la catégorie 5 alors que les communautés jamaïcaines mettent en garde contre un « impact potentiellement inimaginable » – en direct | Ouragans

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L’ouragan Melissa, catégorie 5, fonce vers la Jamaïque, semant l’inquiétude et l’urgence. Les experts alertent sur le potentiel « catastrophique » de ce phénomène météorologique, intensifié rapidement, tandis que le Premier ministre déplore des défaillances dans la mise en œuvre des plans d’urgence.

Le professeur Liz Stephens, expert en risques climatiques de l’Université de Reading, a qualifié l’ouragan Melissa de tempête potentiellement catastrophique. Laissant présager une onde de submersion dévastatrice, des vents d’une violence extrême et des précipitations exceptionnellement élevées, Melissa, désormais classée en catégorie 5, se dirige lentement vers le nord, traversant la mer des Caraïbes en direction de la Jamaïque et de Cuba. « Les communautés jamaïcaines devront se préparer à des impacts potentiellement inimaginables », a prévenu le professeur Stephens, soulignant que le changement climatique, en alimentant des tempêtes plus violentes et des précipitations plus abondantes, envoyait un message d’avertissement clair à d’autres nations. Le 27 octobre 2025, l’image satellite composite capturée par Reuters montrait l’ouragan progressant dans la région.

Au sol, la situation est tendue. Le Premier ministre jamaïcain, Andrew Holness, a exprimé sa préoccupation lors d’un briefing d’urgence à Kingston, signalant que certains résidents cherchant refuge n’ont pas pu accéder aux abris ouverts. Alors que 881 refuges étaient censés être opérationnels pour accueillir la population fuyant le passage de la catégorie 5, des problèmes logistiques ont été constatés. « Les autorités doivent redoubler d’efforts pour assurer la sécurité publique », a insisté le Premier ministre, déplorant que des gestionnaires de refuges ne soient pas présents pour ouvrir les portes aux personnes en détresse. Il a appelé à une approche « zéro défaut » pour les systèmes de préparation aux catastrophes, exigeant une présence constante des responsables dès l’activation des refuges.

Dans ce contexte d’incertitude, les autorités travaillent d’arrache-pied pour garantir l’approvisionnement en nourriture des abris. Le Premier ministre a reconnu les failles humaines dans la planification, déclarant : « Le gouvernement ne vous dit pas que tout est parfait. Il n’y a pas de plan parfait à l’exception du plan de Dieu, et l’homme est faillible, donc des erreurs seront commises. Mais ce n’est pas une excuse. » Il a exhorté les responsables à ne ménager aucun effort pour éviter toute défaillance opérationnelle.

Par ailleurs, le directeur principal du Service météorologique de Jamaïque, Evan Thompson, a averti qu’« aucune partie de la Jamaïque ne sera épargnée par les effets de cet ouragan monstre ». La combinaison d’une intensification rapide et d’un déplacement lent, comparable à celui d’un escargot, constitue une recette pour une catastrophe naturelle d’une ampleur sans précédent. Selon les prévisions, les vents de force ouragan devraient commencer à affecter les zones côtières du sud mardi, avant de se propager à l’intérieur de l’île, accompagnés de fortes averses, particulièrement dans la partie ouest et centrale. Le centre de l’ouragan est attendu au large de la côte nord mercredi, avant de s’éloigner, bien que les pluies devraient persister sur une grande partie du territoire.

Malgré les avertissements, certains habitants, comme Hanna Mcleod, une réceptionniste de 23 ans à Kingston, se préparent du mieux qu’ils peuvent. Elle devra travailler durant le passage de l’ouragan, laissant son mari et son frère se barricader chez eux. « Je suis vraiment inquiète. C’est la première fois que je vis un ouragan de ce type », a-t-elle confié à l’Associated Press, précisant avoir fait le plein de ses conserves préférées.

Le Premier ministre Holness a également encouragé la population à prier, tout en réitérant l’importance de suivre les consignes de sécurité. Il a appelé à la solidarité et à l’entraide, rappelant la devise jamaïcaine : « Chacun doit aider chacun ». Il a conclu son appel par une note d’espoir : « Ma famille jamaïcaine, nous surmonterons cette tempête, et lorsque le ciel sera dégagé, nous nous réunirons pour restaurer et reconstruire plus forts, plus fiers et plus résilients qu’avant. Protégez tout le monde, que Dieu vous bénisse, protégez vos familles et protégez notre bien-aimée terre jamaïcaine que nous aimons. »

Concernant l’intensification rapide de l’ouragan, Evan Thompson a souligné le rôle potentiel du changement climatique, citant les eaux chaudes et l’augmentation de la fréquence de tels phénomènes. Bien qu’il soit trop tôt pour affirmer qu’il s’agit d’une tendance émergente dans les Caraïbes, il a rappelé des cas similaires comme l’ouragan Dorian en 2019, qui avait causé des milliards de dollars de dégâts et de nombreuses victimes aux Bahamas.

Des habitants de Port Royal, un village de pêcheurs particulièrement vulnérable aux ouragans, ont exprimé leur réticence à évacuer, invoquant des craintes de vols et de dangers dans les refuges. Le directeur du Service météorologique a reconnu le besoin de rassurer ces résidents quant à la surveillance de leurs biens, suggérant que des garanties pourraient les encourager à se mettre en sécurité.

Il est à noter que la catégorie 5, la plus élevée sur l’échelle Saffir-Simpson, correspond à des vents soutenus supérieurs à 250 km/h. Selon Jonathan Porter, météorologue en chef chez AccuWeather, l’ouragan Melissa pourrait être le plus puissant à frapper directement la Jamaïque de l’histoire.

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