Publié le 2025-10-31 13:28:00. Luciano Spalletti, nouvel entraîneur de la Juventus, a présenté son projet ce vendredi, affirmant sa conviction quant au potentiel de l’équipe pour la course au Scudetto, tout en appelant à l’humilité et à l’absence de déclarations creuses.
Luciano Spalletti a délivré un véritable manifeste ce vendredi lors de sa présentation officielle en tant que nouvel entraîneur de la Juventus. Aux côtés du PDG Damien Comolli, le technicien italien a exprimé son ambition de ramener le club sur le devant de la scène pour la course au Scudetto, tout en appelant à une approche pragmatique et sans excès de confiance.
« J’espère revenir dans la course au Scudetto », a déclaré Spalletti, soulignant qu’il restait encore 29 matchs à disputer, une durée qui laisse la porte ouverte à de nombreuses éventualités. « J’ai vu toutes sortes de choses au cours de mes trente années de métier », a-t-il ajouté, faisant preuve de son expérience et de sa vision à long terme.
Damien Comolli, avant l’intervention de son nouvel entraîneur, avait d’ailleurs confirmé le choix du club, mettant en avant les qualités de Spalletti : « Il a la capacité à gagner, il l’a démontré dans différents clubs et c’est une personne qui sait porter la marque du football. »
Spalletti a ensuite abordé la dualité entre le pragmatisme de la victoire et l’esthétique du jeu. « Quand on entre sur le terrain, il devient fondamental de gagner un match », a-t-il expliqué, admettant que parfois la victoire pouvait dépendre d’un simple rebond. Cependant, il a tenu à rappeler que le football était aussi un spectacle : « Nous essayons de créer un bon produit pour ceux qui le voient. Les nouvelles choses stimulent l’esprit, tandis que les mêmes idées finissent par ennuyer et appauvrir la créativité. » Il a également salué la qualité et l’innovation qu’il a toujours perçues à Turin en tant qu’adversaire, voyant là une voie propice à la découverte.
L’entraîneur se dit très motivé et confiant dans le potentiel de l’effectif turinois. « Si je ne croyais pas que cette équipe avait du potentiel, même en connaissant les moments difficiles, pourquoi accepterais-je un contrat de huit mois ? Je crois que je peux faire du bon travail et je crois qu’avec de l’autodiscipline, on peut obtenir des résultats importants », a-t-il affirmé, indiquant sa volonté de remettre le club sur les rails et de viser une qualification en Ligue des Champions.
Spalletti a par ailleurs répondu aux questions relatives à son passé, notamment son passage à Naples et les récentes polémiques. « Dans toutes les villes où j’ai entraîné, j’ai laissé quelque chose », a-t-il martelé. Concernant Naples, il a rappelé avoir accompli quelque chose « de supérieur, pour la beauté du football et pour ce que nous avons ramené à la maison ». Il a même raconté avoir dû faire prélever du sang de l’autre bras lors d’un examen médical pour ne pas toucher à son tatouage en l’honneur de la ville. « J’ai reçu des messages d’amis à Naples, une ville qui restera toujours dans mon cœur », a-t-il confié.
Il a tenu à clarifier un point précis : « Ce fait d’extrapoler ce que j’ai dit, à la fin de la relation, que je ne porterais pas de survêtements d’autres équipes, concernait cette saison. Ce n’est pas que je dois arrêter d’être entraîneur parce que j’ai passé un an à Naples : je devais montrer du respect pour Naples, la ville et l’équipe, mais après cette saison, j’ai dû partir vivre d’autres expériences et d’autres connaissances. » Il a dénoncé ceux qui décontextualisent ses propos pour attaquer, révélant ainsi leurs intentions.
Pour conclure, Luciano Spalletti a réitéré son credo : « Nous ne sommes pas en mesure d’être présomptueux, sur quoi que ce soit. Pas du tout ! Il faut que ce soit le bruit du ballon glissant sur l’herbe qui parle, s’il glisse à cette vitesse et que les supporters l’entendent, c’est notre façon de parler. » Un appel à l’action plutôt qu’aux discours.